La première véritable étape de montagne est au programme de la 6e étape du Tour de France, ce jeudi, avec les ascensions mythiques des cols d’Aspin et du Tourmalet, avant l’arrivée à Gavarnie-Gèdre.
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La première véritable étape de montagne est au programme de la 6e étape du Tour de France, ce jeudi, avec les ascensions mythiques des cols d’Aspin et du Tourmalet, avant l’arrivée à Gavarnie-Gèdre.
Tour de France (6e étape). Pau - Gavarnie-Gèdre (186,2 km)
Le départ fictif de cette sixième étape sera donné à 12 h 25 dans les rues de Pau, qui était aussi la ville d’arrivée de la cinquième étape, mercredi. Le départ réel sera donné 15 minutes plus tard (12 h 40). Les coureurs seront attendus à Gavarnie-Gèdre entre 17 h 29 et 18 h 05, en fonction de leur allure.
Cette sixième étape, tracée dans les Pyrénées, sera le premier grand test en montagne de cette 113e édition, avec l’enchaînement classique des cols d’Aspin et du Tourmalet, avant une arrivée inédite au pied du magnifique cirque de Gavarnie.
Si le départ à Pau est on ne peut plus traditionnel, c’est la première fois que la Grande Boucle s’arrête à Gavarnie-Gèdre, la station de ski pyrénéenne réputée pour son cirque naturel de type glaciaire, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Il y aura de quoi faire dans cette étape de 186,2 km qui devrait s’animer à 80 kilomètres de la fin, lorsque les coureurs seront au pied de l’Aspin (12 km à 6,5 %) avant d’escalader le vénérable Tourmalet (17,1 km à 7,3 %) pour l’un des enchaînements les plus mythiques de l’histoire de la Grande Boucle. Après la longue descente jusqu’à Luz-Saint-Sauveur, il restera alors à remonter jusqu’à Gavarnie-Gèdre, une ascension longue mais très douce (18,7 km à 3,7 %), un vrai faux-plat pour des coureurs de ce niveau.
Le maillot jaune est solidement ancré, depuis mardi, sur les épaules du Norvégien Torstein Traeen et Tadej Pogacar s’est donné suffisamment de mou au général - près de huit minutes - pour passer à l’attaque, ce jeudi, sans avoir à se soucier de récupérer la tunique jaune qu’il préfère laisser, pour l’instant, à d’autres.
La facilité du final intrigue et pourrait laisser croire qu’il ne se passera rien. Mais Thierry Gouvenou, le responsable du parcours, s’attend à tout le contraire. « Il y a quelques années, j’aurais dit que cette étape-là n’aurait pas trop d’intérêt. Mais depuis qu’on a fait le départ du Pays basque (en 2023), où on a eu la grande bagarre entre Pogacar et Vingegaard dans les Pyrénées, je suppose que ça va encore flinguer fort dans le Tourmalet. Maintenant, ils sont comme ça. Ils n’attendent plus », estime-t-il.
Partir dans le Tourmalet, dont le sommet est quand même à 40 km de l’arrivée, paraît risqué mais Pogacar a prouvé que cela ne lui faisait absolument pas peur. Mais « ce sera utile d’avoir des équipiers autour de soi dans le final », souligne tout de même Gouvenou, qui s’attend donc à ce que les grosses équipes tentent d’envoyer des coureurs à l’avant pour servir de point d’appui à leur leader.
Alors que les étapes de vendredi et samedi sont promises aux sprinteurs, ce sera la dernière occasion de se départager pour les favoris avant l’étape du Lioran, dans les monts du Cantal, mardi prochain. À moins qu’ils ne décident de se faire aussi la guerre dimanche, sur un terrain de baroudeurs entre Malemort et Ussel.

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