Reçus par la Dasen, les parents d’élèves déplorent une décision incohérente et espèrent un nouveau comptage des effectifs en septembre.
Reçus par la Dasen, les parents d’élèves déplorent une décision incohérente et espèrent un nouveau comptage des effectifs en septembre.
La rencontre était attendue. Reçus vendredi par la directrice académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) de l’Aveyron, Anne Faurie-Herbert, des représentants des parents d’élèves de l’école du Puits de Calès, accompagnés de la responsable de l’IME partenaire de l’établissement, espéraient convaincre l’administration de renoncer à la fermeture d’une classe prévue à la rentrée.
Après une heure d’échanges, le constat est mitigé. "Le dialogue a bien eu lieu, mais les familles ont le sentiment que leurs arguments n’ont pas véritablement pesé dans la balance", rembobine un membre de la délégation, qui conserve encore l’espoir d’infléchir cette décision au profit d’un nouveau comptage des effectifs annoncé lors de la première semaine de septembre.
Mobilisés depuis le mois de mai, les parents d’élèves continuent à dénoncer une mesure qu’ils jugent "incompréhensible" pour la deuxième millavoise en termes d’effectifs.
"Avec la suppression du poste, plusieurs classes dépasseraient les 25 élèves, y compris en maternelle, avec des niveaux multiples et des enfants parfois âgés de seulement deux ou trois ans", expliquent les parents d’élèves. Une organisation qu’ils estiment incompatible avec un accompagnement de qualité, "d’autant que l’école accueille régulièrement des enfants de l’IME dans le cadre d’un projet inclusif reconnu localement."
Autre motif d’incompréhension, les choix opérés à l’échelle de la ville. Au moment où le Puits de Calès perdrait une classe, deux nouvelles classes de très petite section ouvriront à la rentrée dans les écoles Jean-Macé-Paul-Bert et Beauregard, au titre du dispositif QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville).
Une mesure dont ils interrogent la cohérence au regard des effectifs annoncés, encore très faibles selon eux. Les représentants des familles regrettent enfin que les spécificités de leur école, "son engagement en faveur de l’inclusion et les contraintes propres à l’accueil des plus jeunes" ne soient pas davantage prises en compte.
En attendant les arbitrages définitifs, ils poursuivent leur mobilisation et espèrent que les inscriptions de dernière minute permettront de faire évoluer un dossier dont la totalité des pièces n’ont pas, selon eux, été pleinement considérées.