Avec la réforme du concours, qui permet désormais aux étudiants en licence 3 de s’inscrire, 7 000 candidats supplémentaires étaient inscrits cette année. Le ministère de l’Éducation se félicite d’un regain...
Avec la réforme du concours, qui permet désormais aux étudiants en licence 3 de s’inscrire, 7 000 candidats supplémentaires étaient inscrits cette année. Le ministère de l’Éducation se félicite d’un regain d’attractivité du métier.
C’est une réforme du concours d’enseignant sur laquelle le ministère de l’Éducation misait beaucoup pour relancer l’attractivité de la profession, en berne depuis de longues années.
Cette année, les étudiants ont la possibilité de passer le concours à bac + 3 et non plus seulement bac + 5. Un aménagement qui conduit à deux années transitoires pour ce concours afin de permettre aux étudiants déjà engagés dans un cursus sur 5 ans, de pouvoir le mener à son terme.
Cette réforme s’accompagne de la création d’une nouvelle licence de professeur des écoles qui a cartonné sur Parcoursup, la plateforme d’inscription pour l’enseignement supérieur. 45 000 vœux avaient en effet été confirmés pour ce cursus qui n’offre que 5 400 places dans l’Hexagone.
Ce jeudi 9 juillet, le ministre de l’Éducation Edouard Geffray a dévoilé les résultats des concours externes d’enseignants pour 2026, qui confirment un regain d’intérêt pour la profession.
40 % de postes en plus étaient ouverts cette année (25 000 contre 17 800 en 2025) pour répondre à l’afflux de nouveaux candidats. "Nous avons 49,3 % de lauréats en plus avec 24 351 admis contre 16 311 l’année dernière", s’est félicité le ministre.
Concrètement, cela signifie que 97 % des postes ouverts au concours ont été pourvus cette année contre seulement 91,6 % l’an dernier.
Parmi les matières en tension qui bénéficient de ce regain d’intérêt, les maths qui passent de 74 à 93 % de postes pourvus, les lettres modernes et l’allemand qui gagne aussi près de 10 %. L e ministre a également souligné "une moyenne de notes en hausse malgré un niveau d’exigence du concours qui n’a pas baissé."
Ce regain d’attractivité va-t-il se poursuivre dans les années à venir où risque-t-il de retomber une fois passées les deux années transitoires, quand le nombre de postes ouvert va revenir à la normale ? On peut en effet imaginer que nombre d’étudiants ont vu un effet d’aubaine dans les 40 % de postes ouverts en plus cette année.
"Je ne pense pas que le vivier va se tarir, estime Edouard Geffray, grâce au flux de la nouvelle licence de professeur des écoles. Et puis, tous les élèves de masters qui le souhaitent pourront toujours continuer à s’inscrire aux concours."
Les bons chiffres du concours 2026 ne signifient pas pour autant qu’il y aura plus d’enseignants dans les classes à la rentrée. La loi de finances 2026 avait en effet programmé une baisse de 4 000 postes d’enseignants, notamment par le biais de départs non remplacés ou de suppression de postes dans certaines matières. Une baisse justifiée par le déclin démographique et la baisse amorcée du nombre d’élèves dans les écoles et collèges.
Concrètement, si des disciplines en tension comme les maths ou l’allemand devraient gagner des postes, d’autres vont en perdre. C’est le cas notamment de certaines matières des filières techniques ou professionnelles.