La Rugby Football League espère obtenir d’ici deux semaines la réponse de la NRL à sa proposition de partenariat. Un rapprochement qui pourrait redessiner l’avenir du rugby à XIII en Europe, avec des conséquences...
La Rugby Football League espère obtenir d’ici deux semaines la réponse de la NRL à sa proposition de partenariat. Un rapprochement qui pourrait redessiner l’avenir du rugby à XIII en Europe, avec des conséquences directes pour les Dragons Catalans.
La Rugby Football League (RFL) s’apprête à vivre un moment déterminant pour l’avenir du rugby à XIII britannique. Son directeur général de RL Commercial, Rhodri Jones, espère recevoir dans les dix à quatorze prochains jours la réponse officielle de la National Rugby League (NRL) australienne concernant un projet de partenariat stratégique autour de la Super League. Les discussions entre les deux organisations ont débuté au début de l’année et se sont intensifiées ces derniers mois. L’objectif n’est pas un rachat de la compétition européenne par la puissante ligue australienne, mais la mise en place d’une gouvernance commune permettant d’accélérer le développement sportif et économique de la Super League. Contrairement aux premières spéculations évoquant une prise de contrôle de la Super League par la NRL, les échanges portent désormais sur une collaboration à long terme. Chaque partie conserve toutefois sa propre vision de ce futur partenariat. RL Commercial, dirigée par Rhodri Jones, a remis une proposition détaillée aux dirigeants australiens, définie comme la base d’un "partenariat solide." La balle est désormais dans le camp de la NRL. "Nous leur avons présenté ce que nous considérons comme les fondations d’un partenariat solide. Ils ont désormais terminé leurs négociations concernant leurs droits télévisés. Avec le State of Origin mercredi, nous espérons avoir leur réponse dans les dix à quatorze prochains jours", a déclaré ce dimanche Jones au micro de Sky Sports.
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Les dirigeants australiens avaient demandé que leur nouveau contrat de diffusion soit finalisé avant de poursuivre les discussions avec leurs homologues européens. C’est désormais chose faite. En effet, la semaine dernière, la NRL a conclu un accord historique sur ses droits audiovisuels, évalué à plus de 5 milliards de dollars australiens (environ 3 milliards d’Euros), couvrant les saisons jusqu’en 2034 ainsi que la prestigieuse série du State of Origin. Cet accord fait de la NRL l’une des compétitions sportives les mieux valorisées au monde en matière de droits télévisés. La fin de la série State of Origin programmée ce mercredi à Brisbane (midi) devrait permettre aux dirigeants australiens de consacrer pleinement leur attention au dossier européen. Cette éventuelle alliance intervient à un moment crucial. La Super League prépare son avenir commercial et travaille toujours sur son prochain contrat de diffusion, un élément essentiel pour assurer sa stabilité financière. Au-delà des aspects économiques, la NRL pourrait apporter son expertise en matière de gouvernance, de marketing, de développement des compétitions et de valorisation de la marque, des domaines dans lesquels le championnat australien fait aujourd’hui figure de référence.
Le dossier est suivi avec une attention particulière en France, notamment à Perpignan. Les Dragons Catalans, seuls représentants français de la Super League avec le Toulouse Olympique, pourraient être directement concernés par une nouvelle organisation de la compétition. Si aucun changement sportif n’est arrêté à ce stade, plusieurs scénarios sont régulièrement évoqués par les observateurs, avec l’évolution du format du championnat, le renforcement des critères économiques des clubs, ou encore le rapprochement des standards de gestion avec ceux de la NRL. Pour les Dragons, qui constituent depuis plus de vingt ans la vitrine du rugby à XIII français au plus haut niveau européen, la décision attendue au cours des prochaines semaines pourrait ainsi peser durablement sur l’avenir de la Super League et sur la place du rugby français dans ce nouveau paysage.