Les députés ont rejeté ce lundi 6 juillet la motion de censure déposée par les écologistes. Ces derniers reprochaient au gouvernement une impréparation au changement climatique et aux canicules.
Les députés ont rejeté ce lundi 6 juillet la motion de censure déposée par les écologistes. Ces derniers reprochaient au gouvernement une impréparation au changement climatique et aux canicules.
Sans surprise, l'Assemblée nationale a largement repoussé ce lundi 6 juillet la motion de censure déposée par les écologistes contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, un vote qui a divisé la gauche, la majorité des députés du PS refusant de s'y associer.
Seuls 132 députés ont voté pour, loin des 289 voix nécessaires pour renverser le gouvernement. Selon une source parlementaire, sept députés du groupe GDR (sur dix-sept), la totalité du groupe LFI, trente-deux députés du groupe écologiste sur trente-huit et vingt députés du groupe PS sur soixante-huit, dont le Premier secrétaire Olivier Faure, ont voté le texte.
Les députés signataires de cette motion accusaient le gouvernement d'avoir "aggravé" les "vulnérabilités du pays [...] en coupant les budgets de l'adaptation, en affaiblissant les opérateurs publics et en poursuivant des politiques d'aménagement et d'agriculture incompatibles avec la réalité du changement climatique".
Mais le texte, qui n'était pas soutenu par le Rassemblement national, n'avait aucune chance d'aboutir. D'autant plus que le groupe socialiste à l'Assemblée avait également décidé de ne pas voter la motion de censure, contrairement à ce qu'avait annoncé Olivier Faure. "Nous partageons […] la colère contre l’inaction climatique d’Emmanuel Macron" mais les Français attendent "des solutions plutôt que d’entrer dans une crise politique sur ce sujet", s'est défendu le groupe.
Finalement, seuls vingt socialistes sur soixante-huit l'ont votée, dont Olivier Faure, non sans susciter quelques remous internes. "Respecter le sens du vote du groupe […] devrait être aussi la responsabilité et le devoir d’un premier secrétaire", a fustigé l'entourage de Boris Vallaud, chef des députés socialistes.
"Personne n'est dupe" d'une motion de censure qui "vise à éprouver les rapports de force à gauche", a accusé lundi le Premier ministre Sébastien Lecornu, en réponse à la motion déposée par le groupe écologiste, initiative qui divise le Parti socialiste.
"Cette motion n’a pas été déposée pour obtenir un débat sur la canicule", mais vise à "éprouver les rapports de force à gauche, à exercer une pression sur ses différentes composantes et à distribuer des brevets d’opposition avant l’élection présidentielle", a lancé le chef du gouvernement.