Le feu de Trévillach débuté samedi 4 juillet 2026 en fin de journée n’était toujours ni fixé, ni maîtrisé ce mardi 7 juillet au petit matin.
Le feu de Trévillach débuté samedi 4 juillet 2026 en fin de journée n’était toujours ni fixé, ni maîtrisé ce mardi 7 juillet au petit matin.
Le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe, et le directeur du Service départemental d’incendie et de secours des Pyrénées-Orientales, Eric Belgioino ont tenu un point de situation ce mardi matin à 6 h 20.
Concrètement, avec 4 900 hectares toujours brûlés ce matin et une lisière de 40 kilomètres, le feu n’a pas progressé dans la nuit. Et, ce, grâce à la stratégie des pompiers de protéger les lisières du feu. À l’aide de drones et d’équipes pédestres, ils ont pu identifier les points chauds et activer des phases de noyage.
"Cette nuit les pompiers ont cherché à mettre en place une stratégie de feu tactique, c’est-à-dire allumer des contre-feux. Cette stratégie a été efficace sur le flanc gauche du feu, soit sur l’ouest de la zone concernée (entre Trevillach et les Orgues d’Ille-sur-Têt)", a détaillé le représentant de l’État.
Une opération gagnante que les secours ont tenté d’imiter sur la tête du massif des Aspres. Mais ce secteur n’a pas répondu de la même manière à cette tactique. "Alors que nous étions en pleine nuit, les conditions météo (sécheresse et un niveau exceptionnellement bas d’hydrométrie) ont amené les experts à conclure qu’il n’était pas raisonnable de mener cette stratégie. C’est dire à quel point les conditions météo sont sensibles", a révélé le préfet.
Avec ses 40 kilomètres de lisière, l’étendue du feu n’a de cesse de renforcer la complexité du travail des pompiers.
Tout comme les conditions météorologiques de cette journée de mardi. Outre les chaleurs élevées qui ont placé le département en vigilance orange canicule, l’hydrométrie ne devait pas dépasser les 11 à 12 %. La direction changeante du vent, qui était prévu à l’est ce matin et à l’ouest cet après-midi, était aussi un élément préoccupant pour les pompiers, "car les braises s’activent et on peut avoir un retour de feu", précisait le colonel Eric Belgioino.
Le patron des pompiers assurant qu’au vu de l’ensemble de ces éléments, "je ne pense pas que nous puissions fixer le feu ce mardi".
Concernant les riverains évacués, ce mardi, 12 000 personnes ne pouvaient toujours pas se rendre à leur domicile. "Je demande à la population évacuée de ne pas retourner sur les lieux jusqu’à nouvel ordre", a encore prévenu le préfet des Pyrénées-Orientales. Le représentant de l’État assurait être conscient "que le temps est long" et commençait "à préparer et anticiper des scénarios de retour à la vie courante".
Des moyens massifs étaient toujours mobilisés pour la journée de ce 7 juillet. Sur le front, plus de 800 sapeurs-pompiers travaillaient d’arrache-pied, dont 400 extra-départementaux. Sept colonnes de renfort, 180 véhicules étaient mobilisés dont 8 avions bombardiers d’eau qui devaient arriver dans le courant de la journée.