L’hôtel de ville de Limoges a été presque entièrement détruit par un incendie volontaire, samedi 17 octobre 2026, en marge des manifestations. Dix-sept personnes, dont sept mineurs, ont été placées en garde à vue.
L’hôtel de ville de Limoges a été presque entièrement détruit par un incendie volontaire, samedi 17 octobre 2026, en marge des manifestations. Dix-sept personnes, dont sept mineurs, ont été placées en garde à vue.
L’incendie volontaire qui a dévasté l’hôtel de ville de Limoges samedi après la manifestation est "circonscrit", a déclaré le préfet de la Haute-Vienne Maurice Barate dimanche sur LCI, précisant que les "pompiers sont en train d’éteindre les dernières braises".
"C’est sciemment que le feu a été mis", a dénoncé le représentant de l’État en fustigeant "une horde sauvage" à l’origine du sinistre, qui a très lourdement endommagé l’édifice du 19e siècle, et de nombreux dégâts dans la capitale limousine.
— Ville de Limoges (@VilleLimoges87) October 18, 2026Hôtel de ville incendié : Limoges blessée, mais la République ne cédera pas
Ce soir, notre hôtel de ville a été la cible des flammes. Comme chacun d’entre vous, j’ai vu avec effroi brûler ce lieu qui appartient à toutes les Limougeaudes et à tous les Limougeauds.
La partie historique du bâtiment, dont la toiture s’est effondrée, est "quasi 100 % détruite" à l’intérieur, seule la partie arrière de la mairie, moderne, ayant pu être préservée par les pompiers, a précisé le préfet.
Le toit du bâtiment s’est effondré.
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Dimanche matin, la façade, à l’architecture inspirée de l’hôtel de ville de Paris, était encore debout mais privée de son beffroi, avec de nombreuses vitres éclatées, l’ensemble donnant l’impression d’une coquille vide. "Vive la commune", lisait-on sur la margelle de la fontaine située devant l’édifice.
"Il y avait énormément de casseurs"Environ 5 000 personnes, dont plusieurs centaines d’individus "radicalisés et extrêmement violents" selon les autorités, ont participé à la manifestation organisée samedi dans la ville pour la mobilisation du 17 octobre.
De violents heurts ont opposé ces derniers aux forces de l’ordre, notamment devant la mairie quand elle a été prise pour cible, des individus brisant des vitres pour s’introduire à l’intérieur et mettre le feu. "Il y avait énormément de casseurs devant l’établissement […] à peu près 800 personnes qui ont dû être dégagées par les forces de l’ordre", a souligné Maurice Barate dimanche matin.
17 personnes ont été placées en garde à vue.
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Le parquet de Limoges a ouvert une enquête en flagrance du chef de "destruction d’un bien par moyen dangereux en bande organisée", confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la ville.
De nombreux casseurs étaient présents.
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De nombreux commerces du centre-ville ont parallèlement fait l’objet de pillages et "des particuliers ont également été pris à partie, parfois de manière violente, en marge des attroupements présents sur les lieux", a souligné la procureure de la République à Limoges, Emilie Abrantes, dans un communiqué.
"Après de nombreuses interpellations, 17 personnes dont 7 mineurs sont en garde à vue" dimanche matin, a-t-elle ajouté.