Les manifestations du samedi 17 octobre ont été marquées par de violents débordements dans le Gard et l’Hérault, notamment à Montpellier et à Nîmes. Au lendemain de la mobilisation, les deux préfectures font état de...
Les manifestations du samedi 17 octobre ont été marquées par de violents débordements dans le Gard et l’Hérault, notamment à Montpellier et à Nîmes. Au lendemain de la mobilisation, les deux préfectures font état de 71 interpellations, 40 policiers blessés et plusieurs commerces saccagés et pillés.
Des commerces pillés, des poubelles en feu, 40 policiers blessés. La mobilisation du samedi 17 octobre a laissé des traces dans le Gard et l’Hérault. Selon les deux préfectures, 71 personnes ont été interpellées, pour près de 40 000 manifestants.
La Comédie sous les lacrymo'Ils étaient 35 000 dans les rues de Montpellier, selon la préfecture. Mais en fin de cortège, la situation a dégénéré. Des participants ont tenté de rejoindre l’Écusson, où les rassemblements étaient interdits par arrêté. Des individus cagoulés ou dissimulant leur visage, munis de projectiles, ont affronté les forces de l’ordre, explique la préfecture.
Autour de la place de la Comédie et dans le centre-ville, plus d’une dizaine de commerces ont été saccagés et pillés. Poubelles, déchets et mobilier urbain ont été incendiés. Les pompiers ont dû intervenir dans des conditions "hostiles", selon les autorités. Sur la Comédie, les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène après plusieurs sommations.
Bilan : 63 interpellations pour dégradations, vols, jets de projectiles et violences contre les forces de sécurité. Trente-six policiers ont été blessés.
À Béziers, 1 300 personnes ont défilé. Après le cortège, 200 participants ont poursuivi dans le centre-ville lors d’une déambulation qualifiée de "sauvage" par la préfecture. Six personnes ont été interpellées et deux policiers blessés.
À Nîmes, des violences après le cortègeDans le Gard, la préfecture recense 3 600 manifestants, dont 1 300 à Alès. À Nîmes, ils étaient environ 3 000 selon les estimations sur place, contre 1 500 selon la préfecture. Les deux cortèges se sont déroulés dans le calme, malgré quelques feux de poubelles à Alès. Mais à Nîmes, après la dispersion, plusieurs groupes ont pris pour cible des commerces du centre-ville et du centre commercial des Sept Collines.
Deux personnes ont été interpellées et deux policiers légèrement blessés. "Aucune cause ne justifie un tel niveau de violence", martèle la préfète de l’Hérault. Son homologue du Gard condamne également les pillages.