Les vacances à peine terminées, le Réseau Action Climat s’attaque à la stratégie touristique française dans un rapport publié le 8 septembre. L’association pointe du doigt une course aux visiteurs étrangers (et fortunés) qui fait monter les prix, concentre les flux et alourdit l’empreinte carbone du secteur.
Des passants devant la boutique phare de Louis Vuitton sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris, haut lieu du tourisme dans la capitale, le 5 juin 2026. MICHAEL NGUYEN/NURPHOTO VIA AFP
Aux Français les vacances de proximité, aux étrangers le long-courrier jusqu’à Paris : telle pourrait être la devise de la politique touristique française. Depuis quelques années, les Français sont invités à redécouvrir l’Hexagone, privilégier le train et réduire l’empreinte carbone de leurs vacances. Dans le même temps, la première destination mondiale veut attirer toujours davantage de visiteurs étrangers, notamment les plus riches. Une contradiction que le Réseau Action Climat (RAC) attaque frontalement dans un rapport publié mardi 8 septembre, au titre peu diplomatique : « L’impasse de la stratégie touristique française : attirer toujours plus de touristes lointains, au détriment du climat et du cadre de vie des habitants ».
Et il fallait peut-être un Son Goku pour pousser l’incohérence jusqu’à la caricature. Le 24 août dernier, Emmanuel Macron se félicitait d’un investissement saoudien « sans précédent » de 6 milliards d’euros (avec 22 000 emplois promis) visant trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, dont l’un consacré …
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