Les faits remontent au 6 septembre 2026, le groupuscule identitaire haut-garonnais, Furie Tolosa, a déployé deux banderoles sur le château de Peyrepertuse dans l’Aude. Le maire du village a déposé plainte, mais celle...
Les faits remontent au 6 septembre 2026, le groupuscule identitaire haut-garonnais, Furie Tolosa, a déployé deux banderoles sur le château de Peyrepertuse dans l’Aude. Le maire du village a déposé plainte, mais celle-ci a été classée sans suite, faute d’identification des auteurs.
Sur les images, on voit un groupe de cinq jeunes hommes s’avancer le visage masqué ou avec une casquette vissée sur la tête. Il est aux alentours de 6 heures du matin, ce 6 septembre 2026, quand ils déploient deux banderoles sur l’un des remparts du château de Peyrepertuse dans l’Aude. Sur celles-ci, on peut lire : "Les Français exigent la remigration". À 8 h 30, la banderole a été retirée par les auteurs qui sont des membres du groupuscule identitaire Furie Tolosa.
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Il faut dire que la théorie de la remigration est un véritable fantasme des identitaires. Si ce terme est introuvable dans les dictionnaires, sa pensée est très largement reprise par une frange de l’extrême droite. Dans le détail, cette théorie nauséabonde désigne un retour forcé ou incité des personnes étrangères, et de leurs descendants, dans leur pays d’origine.
Une plainte déposée par le maireRevenons à cette matinée de début septembre 2026. Les membres de ce groupuscule identitaire ont profité de leur opération de communication pour la filmer, à l’aide d’un drone, avant de la partager massivement sur les réseaux sociaux. Rapidement informé, le maire de la commune de Duilhac-sous-Peyrepertuse, Alex Rainero, a dans la foulée déposé plainte à la gendarmerie.
Problème : elle a été classée sans suite. "Il n’a pas été possible d’identifier les auteurs puisqu’ils étaient cachés par la casquette ou leur cagoule. Mais pour mes élus et moi-même, il était indispensable de faire quelque chose", déplore l’édile qui affirme qu’aucune autre plainte n’a été déposée à la suite de cet événement suscitant un émoi certain dans la commune.
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Reste que plusieurs interrogations subsistent encore. Pourquoi ce groupuscule identitaire de Haute-Garonne a-t-il choisi un monument audois plutôt que de rester dans son département ? "On a du mal à comprendre pourquoi ils se sont déplacés ici. On ne voit pas trop le lien avec le territoire", détaille le premier magistrat de Duilhac-sous-Peyrepertuse.
Pour rappel, le château de Peyrepertuse fait partie des huit sites à avoir intégré le patrimoine mondial de l’Unesco à la suite de la candidature portée par le conseil départemental de l’Aude, le 26 juillet 2026.
Furie Tolosa, un groupuscule identitaireDans le département de l’Aude, on connaît le groupuscule nationaliste-révolutionnaire Novelum Carcassonne mais pas les identitaires de Furie Tolosa. Ce dernier a été fondé en 2021 sous le nom de Furie française, et plus tôt La Meute, notamment par un militant actif de la section locale de Génération Identitaire, Enguerrand Pacotte. Il s’agit du fils de Christophe Pacotte, cofondateur du Bloc identitaire non loin de Bordeaux à la fin des années 2010 et ancien membre du Front national.
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Très actif sur les réseaux sociaux, Furie Tolosa multiplie les publications et les actions coups de poing en prônant la remigration mais également en rendant hommage à Quentin Deranque, un militant d’ultradroite décédé au cours d’une bagarre contre des militants d’ultragauche.