Pour la clôture de leur deuxième bloc, ce vendredi soir (19 h 30), les Audois passeront au révélateur berjallien sur un pré de Rajon où il n’est jamais facile de s’imposer. L'US Carcassonne souhaite pourtant terminer...
Pour la clôture de leur deuxième bloc, ce vendredi soir (19 h 30), les Audois passeront au révélateur berjallien sur un pré de Rajon où il n’est jamais facile de s’imposer. L'US Carcassonne souhaite pourtant terminer sur une note positive.
Un quatre sur quatre et le plein de points lors du premier bloc (20), un un sur trois et cinq points pour l’instant lors du second, l’US Carcassonne a incontestablement vu sa cadence ralentir. Il faut dire que la qualité des adversaires (Massy et Chambéry) était dernièrement tout autre. "On a vraiment démarré sur les chapeaux de roues. Après, qu’est-ce qui a fait que nous sommes passés à côté ? Je ne sais pas. La coupure peut-être, un peu de suffisance aussi de notre part, parce que démarrer à 22/20, je ne l’ai jamais fait dans ma carrière, et ça n’a pas été fait souvent que ce soit à différents niveaux", explique Pierre Gayraud, le deuxième ligne carcassonnais titulaire à Pierre-Rajon ce vendredi soir.
Et de poursuivre, voire d’insister : "Je pense qu’il y a eu un peu de suffisance de notre part en pensant que c’était facile. Et que ce n’est finalement pas plus mal des fois de prendre un bon coup de pied au derrière. Ils nous ont remis dans le droit chemin en nous rappelant que même si on a le potentiel de viser haut, il ne faut pas démarrer les matches à côté de ses pompes, sinon on se fera sanctionner, parce que dans le Top 6 les équipes ont nivelé leur niveau par rapport à la Pro D2 et qu’aujourd’hui elles répondent présents sur les matches. Et si nous pensons que ce sera facile, nous nous mettons le doigt dans l’œil".
Après avoir rectifié le tir et repris leur cadence la semaine passée face à Périgueux au pied de la Cité (succès bonifié 45-12), les Carcassonnais partent cette fois à la conquête de Bourgoin-Jallieu. Un adversaire jusqu’alors invaincu sur son pré cette saison : succès contre Marcq-en-Barœul (25-20) et Suresnes (34-12), match nul contre Chambéry (27-27). Et comme les Isérois ont réalisé une performance loin de leurs bases à Rennes (29-35), en comptant actuellement plus de déplacements que de réceptions, ils talonnent malgré tout de près le Top 6, à deux points pour être précis (8e, 18 points). "Le stade Pierre-Rajon est quand même ancré dans l’histoire du rugby. Et qu’importent les divisions, qu’importent les équipes, quand tu parles de Bourgoin, ça a une histoire, un vécu, un passé. Et que chaque fois que les joueurs berjalliens mettent le pied sur Rajon, ils sont poussés et transcendés par cette histoire. Pour eux, c’est très important de garder cette forteresse imprenable", affirme le Sétois de naissance.
L’USC n’a jamais perdu à Rajon en NationaleEt il ne devrait pas en être autrement vendredi, d’autant plus après leur défaite à Orléans (25-9). Au moins, les Carcassonnais savent à quoi s’attendre. Eux qui n’y ont pourtant jamais perdu en Nationale (victoires 12-18 le 14 octobre 2023 et 19-27 le 21 février 2025). Ce 16 octobre 2026, il y a en tout cas de fortes probabilités qu’une des deux formations voit son objectif de réaliser la passe de trois se briser. Alors, laquelle sera celle-là ? La passe de trois matches consécutifs du CSBJ à Rajon en 2026-2027, ou bien la passe de trois victoires carcassonnaises sur cette pelouse ? Bien malin qui peut d’ores et déjà répondre à cette question. Toujours est-il que le combat promet d’être féroce et intense… Avant que les deux formations ne profitent d’un repos d’un week-end.
"Ça va être important de bien finir le bloc parce qu’on l’a très mal démarré", insiste Pierre Gayraud. "Ça va être aussi important de rattraper un peu les déconvenues connues sur les deux premières rencontres du bloc. Maintenant, Rajon est pour l’instant imprenable, donc si nous partons avec la conviction que c’est gagné, on va se mettre un doigt dans l’œil. Si par contre, on y va vraiment avec l’envie d’y faire un résultat, c’est sûr que la motivation apportera l’essentiel et à ce moment-là, on pourra peut-être espérer quelque chose. D’autant plus que les déconvenues de début de bloc font qu’aujourd’hui on n’a pas le droit à l’erreur, et se donner les moyens d’aller gagner partout".
Tant le message que l’objectif sont clairs.