Ce jeudi 15 octobre, au palais des congrès de Perpignan, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales a organisé sa rentrée économique. Une rentrée marquée par la remise départementale des prix...
Ce jeudi 15 octobre, au palais des congrès de Perpignan, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales a organisé sa rentrée économique. Une rentrée marquée par la remise départementale des prix TPE 2026, les petites entreprises locales.
La conjoncture est on ne peut plus incertaine mais les entrepreneurs catalans continuent d’avancer. Ce jeudi 15 octobre, au palais des congrès de Perpignan, la rentrée économique des Pyrénées-Orientales a mis à l’honneur les très petites entreprises (TPE), "souvent moins visibles que les grands groupes, mais essentielles à la vitalité du territoire", comme l’a souligné Laurent Gauze, président de la CCI 66. Pour cette première édition, une trentaine de petites entreprises ont concouru dans quatre catégories : "Être", "Faire", "Piloter" et "Oser". Les lauréats ont été choisis par des chefs d’entreprise et des conseillers du territoire.
Continuer à exister malgré le contexte économique
Pour Sarah Garros, responsable de l’accompagnement des entreprises à la CCI, cette reconnaissance prend tout son sens dans le contexte actuel. "On ne met jamais assez en avant les petites entreprises. On parle toujours des grosses entreprises, alors que les TPE sont très importantes pour le territoire." De la montagne catalane à la plaine du Roussillon, les activités des candidats sont très variés. De l’agriculture aux commerces en passant par les services…
Sarah Garros, responsable de l’accompagnement des entreprises à la CCI.
Nicolas Parent
À la clé de ce concours, un trophée, une dotation de 500 euros et, surtout, la possibilité de concourir au prix régional de la TPE, dont la remise est prévue le 24 novembre au siège de Midi Libre à Montpellier. "L’objectif, c’est qu’elles puissent continuer à se renouveler, à se mettre à la page et à faire quelque chose de différent pour continuer à exister malgré le contexte économique", insiste Sarah Garros.
Le palmarèsLe palmarès distingue Yachting Pyrénées Méditerranée (Canet-en-Roussillon), dirigée par Frédéric Amen, dans la catégorie "Être" ; l’entreprise d’ingénierie Ascentek (Porté-Puymorens) dans la catégorie "Faire", piloté par Floran Schaack ; la boulangerie Panirosa (Perpignan), dirigée par Julia Chabanais, dans la catégorie "Piloter" ; et le GAEC Chez Roberte (Espira-de-l’Agly), dirigé par Marjorie et Guy Banyuls, dans la catégorie "Oser". Deux coups de cœur ont également été décernés au restaurant La Passerelle et à Delmas Musique tous les deux basés à Perpignan.
L’économiste, prospectiviste et professeur agrégé Philippe Dessertine a livré son analyse.
Nicolas Parent
Invité de cette rentrée économique, l’économiste, prospectiviste et professeur agrégé Philippe Dessertine a livré son analyse de la conjoncture française et des perspectives pour le territoire. Son constat est sans détour. "L’économie française, elle va très moyennement. Elle irait mal si on était en récession. On n’y est pas encore, mais on voit que c’est très faible. Croissance en berne, demande atone, coûts d’investissement élevés et chômage important : les entreprises doivent composer avec plusieurs difficultés. Le tableau n’est pas très rose en cette fin d’année 2026", souffle-t-il. Pour autant, l’économiste invite à ne pas se laisser enfermer dans le pessimisme.
Les Pyrénées-Orientales disposent, selon lui, d’un atout majeur de proximité avec la Catalogne. "On a un voisin extraordinaire qui s’appelle la Catalogne. 335 milliards de PIB, 8,5 millions d’habitants. Il peut y avoir un potentiel d’activité très important." Pour attirer de nouvelles entreprises et des talents en Pays catalan, il estime nécessaire de miser sur la culture, le sport et l’art de vivre local. "Ce n’est pas simplement pour développer le tourisme. C’est aussi pour attirer des entreprises."