Вход на сайт

Просмотр новости

Найдите то, что Вас интересует

Polymarket, Kalshi… avec les midterms, les marchés de prédiction passent leur deuxième gros test

Дата публикации: 15-10-2026 19:17:41

Ces plateformes, où l’on peut notamment parier sur les élections politiques, ont connu un essor fulgurant après la victoire de Donald Trump en 2024, qu’elles avaient anticipée.

Основное содержимое страницы с новостью.

International 15/10/2026 06:00 Actualisé le 15/10/2026 21:17

Ces plateformes, où l’on peut notamment parier sur les élections politiques, ont connu un essor fulgurant après la victoire de Donald Trump en 2024, qu’elles avaient anticipée.

Retour en arrière. Nous sommes en 2024, la campagne américaine bat son plein et la majorité des instituts de sondages donnent Donald Trump et Kamala Harris au coude-à-coude. Ce n’est pas le cas de Polymarket et Kalshi, les deux marchés de prédiction les plus populaires aux États-Unis qui ont affiché très tôt des cotes favorables (60-40) au candidat républicain. Une prédiction qui s’était donc révélée bonne, après la large victoire de Trump (312 grands électeurs à 226), qui a permis à un Français d’empocher 85 millions de dollars sur Polymarket.

Le résultat de cette élection s’inscrivait alors comme une étape majeure pour ces deux plateformes, qui permettent de parier de l’argent sur tous types d’événements politiques, sportifs, culturels où même les plus insolites (et controversés) comme… la température à Paris.

En « battant » à plates coutures les sondages sur ce vote majeur avec un volume de transactions record à la clé (3,6 milliards d’euros sur Polymarket), les marchés prédictifs ont depuis connu un essor fulgurant. Kalshi revendique actuellement 5 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde, la plateforme étant autorisée dans 140 pays mais pas en France ni dans plusieurs grands pays européens.

Les midterms, premier scrutin national d’envergure depuis la présidentielle, suscitent inévitablement un intérêt majeur sur les marchés prédictifs, qui font désormais partie du quotidien des Américains, toujours plus bombardés de publicités les incitant à franchir le pas. À environ trois semaines du vote, les prédictions vont dans le sens des démocrates. Ainsi sur Kalshi, la victoire de l’opposition est prédite à 90 % pour la Chambre des représentants, et 62 % pour le Sénat. Sur Polymarket, ces chiffres sont respectivement de 91 % et 64 %.

Les prédictions pour la répartition du Sénat, État par État, sur la plateforme Kalshi, le 14 octobre 2026.

Kalshi

Les prédictions pour la répartition du Sénat, État par État, sur la plateforme Kalshi, le 14 octobre 2026.

La théorie de « la sagesse des foules »

Il est aussi intéressant de s’attarder sur l’évolution des cotes pour le Sénat, l’enjeu principal de ces midterms qui pourrait redéfinir la politique américaine pour les deux prochaines années. Fin juillet 2025, au lancement du pari sur Polymarket, la victoire républicaine était donnée, et plutôt largement, à hauteur de 72 %. Fin août 2026, les deux partis étaient encore au coude-à-coude (50-50), avant que les démocrates ne se détachent depuis.

L’évolution des cotes pour la victoire au Sénat lors des midterms, entre le 19 juillet 2025 et le 14 octobre 2026.

Polymarket

L’évolution des cotes pour la victoire au Sénat lors des midterms, entre le 19 juillet 2025 et le 14 octobre 2026.

Dans deux États clés pour le poste de sénateur, Kalshi donne par ailleurs pour le moment la victoire du démocrate John Talarico (64 %) au Texas, face au républicain Ken Paxton (37 %) ; ou celle du démocrate Abdul El-Sayed (68 %), pour qui Barack Obama a apporté récemment un soutien marqué, face au républicain Mike Rogers (32 %).

La différence avec le vote de 2024 provient du fait que deux ans plus tard, les sondages traditionnels ont des chiffres égaux à ceux des plateformes prédictives. En cette mi-octobre, le vaste agrégateur de sondages du New York Times donne les démocrates en tête dans toutes les intentions de vote pour la Chambre et le Sénat, sans écarts flagrants avec ce qui est donné sur Polymarket ou Kalshi. Pour un exemple, l’institut Rasmussen projetait une victoire démocrate au Sénat avec 53 sièges, contre 46 pour les républicains, et un siège encore totalement indécis.

Alors, suffit-il simplement de se tourner vers les marchés prédictifs pour connaître à l’avance les vainqueurs des élections futures ? Ces plateformes favoriseraient « la sagesse des foules », une théorie mise en avant et modernisée par l’économiste américain James Surowiecki dans un ouvrage du même nom publié en 2004. Celle-ci démontre qu’un grand groupe de personnes anonymes prend de meilleures décisions et donne des estimations plus précises qu’un seul expert, quand bien même celui-ci serait le plus brillant. L’idée originelle remonte à Aristote, qui écrivait déjà à son époque dans l’ouvrage Les Politiques que « la multitude est meilleur juge ».

Consulter les marchés, plus que parier dessus

À cela, il faut ajouter un paramètre important : sur Polymarket ou Kalshi, les gens jouent leur propre argent, ce qui élimine presque automatiquement les réponses malhonnêtes ou farfelues, si tant est qu’elles existent dans les sondages traditionnels. Pour « déterminer l’issue d’une élection, avant on regardait les sondages classiques, avec quelques milliers de personnes interrogées, pour avoir une tendance. Là, on a des millions de gens qui parient avec leur argent sur des candidats », résume Alexandre Baradez, analyste pour IG France, à l’AFP.

Avec cette masse d’utilisateurs, il y a un « sentiment croissant sur les marchés selon lequel ces plateformes sont plus fiables que les sondages », appuie Kathleen Brooks, analyste pour le courtier en ligne XTB, toujours auprès de l’AFP. Si bien que dans le milieu de la finance, la consultation des marchés prédictifs est devenue une nouvelle norme.

Le grand public aussi a intégré le fait qu’il peut y trouver une source d’informations précises et impartiales. « Plus de 90 % des visites sur Polymarket visent à consulter les marchés, et non à effectuer des transactions, éclaire ainsi un porte-parole de Polymarket auprès de Reuters. La reconnaissance de l’intérêt public des marchés de prédiction ne cesse de croître, mais ceux-ci restent encore tout nouveaux pour la plupart des gens, et il faudra un certain temps au public pour mieux les comprendre et en percevoir la véritable valeur. »

Malgré tout, un sondage Reuters/Ipsos réalisé en début de mois montre qu’une majorité d’Américains - un peu plus de 6 sur 10 - s’opposent à l’utilisation des marchés de prédiction pour parier sur les élections nationales ou des mesures gouvernementales.

Manipulation et délits d’initiés

En outre, certains décideurs politiques craignent que ces plateformes ne sapent la confiance dans l’intégrité de la démocratie américaine, permettant notamment à des personnes proches du gouvernement de divulguer des informations confidentielles par le biais de leurs paris. Il faut dire que les soupçons de manipulation et de délits d’initiés se sont multipliés ces derniers temps en lien avec les activités de Kalshi et Polymarket, même si les deux entreprises affirment disposer de contrôles rigoureux pour prévenir les abus.

Récemment, la Maison Blanche a annoncé la suspension de l’un de ses agents chargé du prompteur de Donald Trump, suspecté d’avoir parié sur le contenu de ses discours qu’il connaissait à l’avance.

Parmi deux autres cas qui ont beaucoup fait parler, on retrouve cet utilisateur qui avait empoché plus de 400 000 dollars de profit en janvier en pariant 33 000 dollars sur l’éviction du président vénézuélien Nicolas Maduro, quelques heures avant que les premières informations ne filtrent. Plusieurs comptes avaient eux engrangé environ 1,2 million de dollars de bénéfices en pariant sur la date du déclenchement des opérations militaires américaines contre l’Iran quelques heures seulement avant les premières frappes.

On n’oubliera pas aussi de mentionner que Donald Trump Jr., le fils du président, est devenu l’année dernière conseiller pour Polymarket et Kalshi. Donald Trump, cette fois, n’avait pas hésité durant sa dernière campagne présidentielle à vanter, quand elles lui étaient favorables, les côtes bien plus fiables des marchés de prédiction que celles des sondages. Étonnamment, on ne l’a pas entendu tenir le même discours lors de cette campagne des midterms avec la course en tête des démocrates.

Схожие новости

#Наименование новостиТональностьИнформативностьДата публикации
1Prediction Markets Have a Lock on the Midterms04.7709-10-2026
2Trump’s “October Surprise” Could Swing the Midterms07.6214-08-2026
3Donald Trump und seine pikante Börsendeals01016-07-2026
4Trumps Unberechenbarkeit erfreut die Versicherungsbranche012.4915-03-2026
5Биржи США растут на открытии торгов0016-02-2021
6"Plus il fait bouger les marchés, plus l'abonnement devient rentable": Donald Trump vend désormais ses annonces officielles sur Truth Social en avant-première aux investisseurs (et va empocher des centaines de milliers de dollars au passage)0805-08-2026
7Donald Trump rend ses publications sur Truth Social payantes, deux médias l’attaquent en justice01012-08-2026
8Donald Trump büßt Macht ein: "The Don" verliert vor Zwischenwahlen an allen Fronten - Analyst gibt düstere Prognose ab011.2118-08-2026
9Donald Trump, un soutien devenu embarrassant pour les candidats républicains aux « midterms »012.2215-09-2026
10Опрос: рейтинг Трампа поднялся до рекордной отметки из-за успехов США в экономике0008-07-2019

Классификация: Экономика. Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 10. Тональность: 0. Информативность: 10.85. Источник: www.huffingtonpost.fr.