Présentés devant leurs juges ce jeudi 15 octobre, en comparution immédiate, au palais de justice d’Alès, les mis en cause majeurs n’ont pas été jugés, car leur procès a été renvoyé à une date ultérieure.
Présentés devant leurs juges ce jeudi 15 octobre, en comparution immédiate, au palais de justice d’Alès, les mis en cause majeurs n’ont pas été jugés, car leur procès a été renvoyé à une date ultérieure.
Dans le Gard, les suites de l’opération de gendarmerie à Saint-Ambroix et en Haute-Savoie, menée dans la matinée du mercredi 14 octobre, dans le cadre d’une affaire de trafic de résine de cannabis et de cocaïne, de style "Uber-coke", dans la cité du Volo Biòu et dans les villages environnants, ne tardent pas. Ce jeudi 15 octobre, les deux suspects majeurs (*), à savoir des frères âgés de 20 et 22 ans, ont été déférés au palais de justice d’Alès, puis présentés, dans l’après-midi, en comparution immédiate. D’emblée, le président de l’audience, Vincent Edel, parle de renvoi, "car le tribunal est dans l’incapacité de juger ce dossier aujourd’hui".
Un an de prison mis à exécution avant l’audienceLe fond de cette affaire n’est pas abordé ; les magistrats se penchent sur la personnalité des prévenus pour décider ce que ceux-là, encadrés par trois gendarmes, deviendront d’ici à la prochaine audience. L’aîné, intérimaire en Suisse depuis peu, qui compte six condamnations sur son casier judiciaire, est de toute façon voué à partir en détention car le parquet a mis à exécution une peine d’un an d’emprisonnement, fruit d’une précédente condamnation. Son cadet n’a été condamné qu’une seule fois. Dans le box, tous les deux se tiennent serrés, chacun ayant le bras sur l’épaule de l’autre, pendant qu’Abdelkrim Grini, le procureur de la République, requiert un double mandat de dépôt.
Mes Karim Derbal et Betty Noël, respectivement défenseurs du plus jeune et de son frère, plaident un placement sous contrôle judiciaire. Même si le plus âgé est destiné à l’incarcération. Mais les avocats ne sont finalement pas suivis par les juges. Ils délivrent deux mandats de dépôt. Les mis en cause sont conduits à la maison d’arrêt de Mende, où ils attendront leur procès audiencé jeudi 10 décembre.