L'audience solennelle d'installation de sept nouveaux magistrats, l'un de façon provisoire, ayant pris leurs fonctions au sein du tribunal judiciaire d'Agen, était l'occasion d'évoquer "l'état réel" des moyens de la...
L'audience solennelle d'installation de sept nouveaux magistrats, l'un de façon provisoire, ayant pris leurs fonctions au sein du tribunal judiciaire d'Agen, était l'occasion d'évoquer "l'état réel" des moyens de la juridiction. Les objectifs en termes d'effectifs n'ont pas été atteints et la charge de travail, notamment en raison de l'affaire Lyhanna, a été conséquente.
Il y a eu du mouvement, ces derniers mois, au tribunal judiciaire d'Agen. Sept magistrats, dont un à titre temporaire, ont été officiellement installés dans leurs fonctions, ce vendredi 9 octobre durant l'audience solennelle qui s'est tenue dans l'enceinte du palais de justice : Nelly Braga et Gallien Grimal en qualité de vice-présidents chargés des fonctions de juge des contentieux de la protection, respectivement affectés aux tribunaux de proximité de Marmande et de Villeneuve-sur-Lot ; Jean-Patrick Meslot comme vice-président chargé de l'instruction, Olivier Bellego et David Biasi comme vice-présidents ; Camille Lafargue, comme juge.
Cette année, le "travail considérable" des magistrats, qui ont dû absorber une quantité colossale de procédures en lien avec des infractions sexuelles commises sur mineurs après l'affaire Lyhanna, a été doublement remarqué par le président du tribunal judiciaire Charles Moynot et le procureur de la République d'Agen Olivier Naboulet.
Un des sept magistrats est installé à titre temporaire.
Charlotte Benatti
En cette période qui fut inédite, "l'état réel des moyens de la juridiction" dont Charles Moynot a fait le constat, a compté. "L’effectif, jugé nécessaire à son bon fonctionnement de la juridiction ne sera toujours pas atteint à la fin de l’année 2026. Magistrats et greffiers continuent de faire face, avec abnégation, pour que justice soit rendue", a-t-il déclaré.
En première ligne dans le traitement de ces procédures, le parquet d'Agen s'affiche "plus faible qu'avant" pour reprendre les mots du procureur de la République, avec un poste vacant depuis le mois de juillet, sans perspective de recrutement. Malgré tout, "474 procédures liées à des infractions à caractère sexuel sur mineur ont été recensées, passées en revue, analysées", a énuméré Olivier Naboulet. En l'espace de quelques mois, 149 auditions de garde à vue ont été réalisées et 19 personnes mises en cause déférées devant le parquet avant d'être présentées à un magistrat instructeur.
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