Après avoir scandé « Free Palestine » sur scène, le rappeur américain a été écarté de la tournée US de la tête d’affiche britannique. Sous la pression de propriétaires de stades et d’enjeux financiers colossaux, l’industrie musicale a tranché.
Le rappeur américain Macklemore sur scène, au festival Rock in Rio Lisboa, à Lisbonne, le 22 juin 2024. NUNO CRUZ/NURPHOTO VIA AFP
En 2013, Ed Sheeran, un jeune Anglais à la guitare sèche, et Macklemore, un rappeur de Seattle tout juste auréolé du succès planétaire de « Thrift Shop », se croisent sur les routes de la musique. Tout les oppose. Le second compose un rap frondeur et engagé, quand le premier se love dans une pop sentimentale et apolitique. Cela n’empêche pas les deux musiciens d’enchaîner les nuits blanches en studio, de partager loges et scènes aux quatre coins du globe avec une fidélité qui, année après année, concert après concert, finit par ressembler à une véritable fraternité. Macklemore lui-même le résume ainsi : «[Ed Sheeran] dégage une magie contagieuse que j’ai appris à aimer. Je le considère comme un frère. »
Le prix de la PalestineMais, le 4 septembre, au MetLife Stadium, à l’ouest de New York, devant plus de 80 000 spectateurs, deux mots font tout vaciller : « Free Palestine ». Depuis le massacre du 7-Octobre et les représailles israéliennes, Macklemore utilise la scène comme une tribune pour dénoncer …
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