Dans le bouleversant « Peut-être le hasard », Agathe Charnet évoque les personnages de Miyazaki et son amour pour Virginia Woolf. En tant qu’autrice d’un premier livre en lice pour le prix littéraire du « Nouvel Obs », elle nous parle de ses premières fois : premier texte marquant, première envie d’écrire…
Agathe Charnet en Corrèze, le 21 mai 2025. PIERRE MOREL/LES CORPS CONDUCTEURS
Au fond, elle aurait aimé être critique de cinéma. Mais Marie-Pierre a dû sacrifier ses rêves à son « Génie » de mari et à la charge mentale. Sagement, elle est devenue professeure de philosophie, spécialiste des relations interspécistes, projetant à ses élèves des extraits du film « Au hasard Balthazar » de Robert Bresson. A l’aube de ses 50 ans, elle est percutée par un Alzheimer précoce. Sa fille, Agathe Charnet, lui rend hommage dans un roman où elle raconte la maladie qui ronge peu à peu et le rôle d’aidante qui lui revient. Sans céder au pathos, elle malaxe cette période brumeuse pour en faire une éblouissante matière littéraire.
Quel est le premier livre qui vous a marquée ?Agathe Charnet « Mon bel oranger » de José Mauro de Vasconcelos, que j’ai lu vers 7-8 ans et que je relis toujours. J’ai pleuré à chaudes larmes devant la tendresse de cette relation entre un petit garçon et un pied d’oranger. J’adore et je pense souvent…
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