Mardi 6 octobre, devant le lycée Albert-Einstein, à Bagnols-sur-Cèze, des représentants de syndicats d’enseignants et de personnels ont manifesté leur soutien aux lycéens. Un début de matinée très calme avec une...
Mardi 6 octobre, devant le lycée Albert-Einstein, à Bagnols-sur-Cèze, des représentants de syndicats d’enseignants et de personnels ont manifesté leur soutien aux lycéens. Un début de matinée très calme avec une moindre mobilisation.
"On est là ce matin pour montrer qu’on partage les revendications des lycéens, qui sont ici les mêmes que partout, et pour veiller sur eux. On est là pour leur garantir le droit de manifester, le droit à la liberté d’expression" a souligné mardi 6 octobre en début de matinée Mohammed Hammani, professeur au lycée Albert-Einstein de Bagnols-sur-Cèze, resté ouvert, et représentants du Snes-FSU. Avec les militants d’Educ’action (CGT) et Sud éducation, présents devant l’établissement secondaire bagnolais, "on représente les enseignants, les AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap) et les AED (assistant d’éducation). Une partie des collègues sont grévistes" précise-t-il. Certains iront manifester à Avignon ou à Nîmes.
Un courrier envoyé au rectorat et à la présidente de la Région OccitanieDans une ambiance calme, avec des forces de l’ordre placées en retrait, une trentaine d’élèves étaient présents devant le lycée en début de matinée, moins que ces derniers jours, d’autres élèves allant en cours normalement. "On souhaite que ça se passe bien pour les lycéens. On discute avec eux" explique le syndicaliste qui annonce qu’un courrier a été finalisé ce 6 octobre pour être envoyé au rectorat et à la présidente de la région Occitanie Carole Delga.
"Ce courrier est axé sur le bâti. La Région a déjà rénové des bâtiments, en a construit un, mais il reste le bâtiment A, délabré". Situé à l’entrée du lycée, ce vaste bâtiment de trois étages avec de nombreuses salles de cours "est une passoire thermique. L’hiver, pour chauffer, il y a une très grosse facture d’électricité" précise l’enseignant. "L’été, il a fait jusqu’à 35°, des élèves ont eu des malaises, des vertiges, mal à la tête, il fait souvent plus de 32°… L’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) a déclaré qu’à partir de 30°, c’est dangereux pour la santé…". Si la rénovation de ce bâtiment A est prévue "en été 2027, on ne comprend pas pourquoi elle ne concerne que deux étages sur trois".