“W Magazine” tente le pari d’un média pour adolescent·es, les sandales Loewe font exploser internet, Silencio s’installe à Berlin et chez Celine, Micheal Rider relit les Reebok… c’est le cool de la semaine !
“W Magazine” tente le pari d’un média pour adolescent·es, les sandales Loewe font exploser internet, Silencio s’installe à Berlin et chez Celine, Micheal Rider relit les Reebok… c’est le cool de la semaine !
W veut rajeunirChronique piquante et documentation de la jeunesse dorée : voilà, depuis 1972, la spécialité de W Magazine, reconnaissable entre mille à son grand W imprimé sur papier glacé. Le magazine américain tente cette fois une déclinaison destinée aux adolescent·es intitulée W Youth. Un pari risqué : en France, les magazines de mode pour teenagers n’ont jamais vraiment trouvé leur public et, aux États-Unis, Teen Vogue a abandonné le papier tandis que Seventeen survit essentiellement en ligne.
Alors, pourquoi W Youth ? Une vision éditoriale forte, une nouvelle manière de raconter la culture adolescente ? Pour l’instant, la réponse tient surtout à un casting. Le projet serait né d’une conversation entre Sara Moonves, Ava Nirui et Sofia Coppola autour des magazines qu’elles lisaient adolescentes. Nostalgie, donc ? À la direction artistique, Sofia Coppola est accompagnée de sa fille Cosima, histoire d’ajouter une touche de nouvelle génération. Première couverture : Hailey et Justin Bieber, photographiés par eux-mêmes à l’iPhone.
Reste à savoir à qui cette image s’adresse. Aux adolescent·es d’aujourd’hui, ou à ceux qui ont grandi avec Sofia Coppola, Tumblr et les premiers W sur papier glacé ? Pour l’instant, W Youth semble surtout parler de jeunesse depuis le souvenir qu’en ont les vieux et vieilles adolescent·es trentenaires.
Loewe imprimé sur les piedsEmmanuel Ryngaert, retenez ce nom. Ou plutôt regardez vos pieds : les sandales Loewe devenues virales en quelques jours sont signées par ce designer passé notamment par Bottega Veneta et Balenciaga. Le principe est aussi simple qu’efficace : les ardillons qui ferment la sandale, alignés les uns à côté des autres, dessinent le nom Loewe. Un petit jeu typographique qui suffit à transformer un accessoire banal en objet désirable. Après le règne du sac et l’omniprésence de la basket, le soulier redevient un formidable produit d’appel pour le luxe et les chausseurs stars se multiplient chez Loewe, Emmanuel Ryngaert, mais aussi Corrado de Biase chez Saint Laurent.
Berlin, BerlinMarcel, harnais, pantalon utilitaire, grosses bottes noires : le Berlinois-type semble toujours avoir été recruté directement à l’entrée du Berghain. Mais derrière cette silhouette devenue presque caricaturale, la nuit berlinoise est un laboratoire bien plus complexe, où se croisent et s’inventent une multitude de scènes musicales, artistiques et subculturelles. Le Silencio, qui fête ses quinze ans, l’a bien compris. Le 30 octobre, le club parisien imaginé par David Lynch en 2011 ouvrira un lieu éphémère dans l’ancien club Watergate, au bord de la Spree, jusqu’en mai 2027. Musique, cinéma, mode, design, édition et arts visuels y seront réunis, dans un espace imaginé par Marc Leschelier et le Studio Karhard, avec les lumières de Studio Raito et l’identité visuelle de Bureau Borsche.
Celine renfile ses ReebokElles viennent, elles repartent, puis reviennent. Les Reebok sont décidément les éternelles revenantes de la mode. Nées aux États-Unis en 1982, les Freestyle Lo connaissent un pic dans les années 2010, en plein indie sleaze. Aux pieds des filles en legging argenté comme des garçons normcore, elles deviennent un élément de la mythologie dans A Certain Romance d’Arctic Monkeys, dont les paroles circuleront ensuite sur Tumblr. Michael Rider les faisait revenir chez Celine, pour son premier défilé homme à la tête de la maison en juin dernier. Elles sont revisitées : un modèle, huit couleurs, du rouge monochrome au doré.