Au cours du mois de septembre 2026, au sein du réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Golfech mis à l’arrêt pour maintenance, deux incidents techniques successifs ont contraint la direction de l’établissement à...
l'essentiel Au cours du mois de septembre 2026, au sein du réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Golfech mis à l’arrêt pour maintenance, deux incidents techniques successifs ont contraint la direction de l’établissement à procéder à deux déclarations réglementaires auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Si ces anomalies, classées au niveau le plus bas de l'échelle d'évaluation des incidents, n’ont généré aucun impact sur la sécurité du personnel, l’environnement ou la sûreté des installations, elles ont mobilisé les équipes de contrôle de ce site tarn-et-garonnais pour procéder à des rectifications immédiates.
Des anomalies dans le réacteur à l'arrêt de la centrale de Golfech, aux confins du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne, ont poussé les équipes du CNPE à lancer deux alertes réglementaires en septembre 2026 auprès des autorités de contrôle (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR)).
Les opérations de contrôle programmées dans le cadre du grand carénage du réacteur n° 1 ne se sont pas déroulées comme prévu. Tout commence lors d'une vérification de routine destinée à éprouver la résistance du matériel. Sous les yeux des techniciens chargés de la maintenance du groupe turbo-alternateur et d'une pompe de test, les cadrans affichent des relevés anormaux. Les valeurs de pression enregistrées s'écartent subitement des seuils d'exigence fixés par les protocoles.
Erreur d'assemblage et alerte de sécuritéFace à ces mesures non conformes, les spécialistes engagent des vérifications ciblées pour identifier l'origine du dysfonctionnement. L'inspection minutieuse révèle un défaut au niveau de la fixation d'un capteur.
L'échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, dite échelle INES (acronyme de l'anglais International nuclear event scale)
Capture ASNR
Cet assemblage incorrect a directement provoqué un franchissement des règles de pilotage régissant le fonctionnement de l'installation. L'anomalie de montage corrigée par les intervenants, un second contrôle permet de rétablir des valeurs conformes et de valider l'opération. L'événement, formalisé auprès du gendarme de la sûreté sous la qualification de défaut de qualité de maintenance, est classé au niveau zéro de l'échelle internationale des incidents nucléaires.
Pression hors norme sur le circuit principalL'accalmie est de courte durée sur le chantier tarn-et-garonnais. Quelques jours plus tard, alors que la même unité de production amorce sa phase de préparation au redémarrage, une nouvelle alerte survient.
Lors de la relance d'un équipement hydraulique relié directement au cœur du système de refroidissement principal, les aiguilles s'affolent de nouveau. La pression grimpe en flèche et franchit la limite fixée à trente bars.
Dans la salle de commande, la réaction des agents est immédiate. Les manœuvres d'urgence permettent de faire baisser la pression sous le seuil critique et de stabiliser l'installation. Ce second dépassement de paramètre fait l'objet d'un nouveau signalement officiel, lui aussi classé au niveau zéro.