Le youtubeur avait partagé un communiqué début septembre où il disait sa « honte » et reconnaissait les violences physiques dont l’accuse son ex-compagne.
France 28/09/2026 10:41 Actualisé le 28/09/2026 17:15
Le youtubeur avait partagé un communiqué début septembre où il disait sa « honte » et reconnaissait les violences physiques dont l’accuse son ex-compagne.

@gregguillotin via Instagram
Le youtubeur et humoriste Greg Guillotin a été placé en garde à vue après la plainte pour violence déposée par son ex-compagne durant l’été.
« Une mesure prévue depuis plusieurs semaines et qu’il attendait afin de pouvoir s’expliquer. » Voilà comment l’avocat du youtubeur adepte des caméras cachées Greg Guillotin a réagi ce lundi 28 septembre au placement en garde à vue de son client. Comme l’a confirmé le parquet d’Évry à l’AFP, l’humoriste est entendu à Palaiseau, dans l’Essonne, par le groupement de gendarmerie locale, en charge de l’enquête.
Depuis le début du mois de septembre, celui qui a officié dans Touche pas à mon poste ou dans l’émission Le Pire Stagiaire est visé par une plainte. Celle-ci a été déposée le 17 juin dernier auprès du tribunal judiciaire d’Évry pour violences conjugales et harcèlement par son ex-compagne, qui dénonce des faits commis entre 2019 et 2026.
Auprès de RMC, l’avocat de Gregory Guillotin (qui est suivi par près de 4,5 millions de personnes sur YouTube) assure que l’humoriste « entend répondre pleinement sur les faits qui lui sont reprochés, faire entendre sa version et apporter l’ensemble des éléments utiles à l’enquête ».
« Il ne cherche pas à se dérober et entend assumer les responsabilités qui sont les siennes. À ce stade, ses déclarations sont naturellement réservées aux enquêteurs et à la procédure en cours », a poursuivi l’avocat Tom Michel.
Pour rappel, Greg Guillotin avait déjà reconnu les faits et confirmé le dépôt d’une plainte à son encontre dans un communiqué partagé le 5 septembre. « Mon ancienne compagne a déposé plainte contre moi pour des violences physiques et psychologiques », écrivait-il sur les réseaux sociaux. L’humoriste de 43 ans confirmait aussi les violences « subies » par son ex-compagne : « Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte. »
« Je (lui) dois des excuses »« Pendant des années, j’ai fait rire des millions de gens. Chez moi, à plusieurs reprises, j’ai aussi été violent avec la personne qui partageait ma vie. Les deux sont vrais. Les deux ont été moi. Je ne veux plus jamais être le second », disait encore Greg Guillotin, déclarant devoir « des excuses à celle qui a partagé (s)a vie pendant sept ans ».
La plaignante, âgée d’aujourd’hui 27 ans, accuse Greg Guillotin de violences physiques et psychologiques répétées entre 2019 et 2026, soit la durée de leur relation. Dans sa plainte, dont l’AFP a eu connaissance, la jeune femme décrit un système de surveillance, d’humiliations, d’insultes et d’emprise. Selon sa version, les premiers coups ont été portés par son compagnon en avril 2022 au domicile du couple, installé en banlieue parisienne.
Par la suite, elle dénombre plusieurs autres événements : un coup de pied en décembre 2022 lors d’un séjour aux Maldives, une gifle et plusieurs coups de pied pendant un voyage au Maroc en 2023, un coup de poing à un œil en 2024… La plaignante raconte que lors de ce même séjour au Maroc, Greg Guillotin, après l’avoir giflée et lui avoir jeté un bol de céréales au visage, lui avait faussement affirmé avoir annulé son billet d’avion retour. Autant d’éléments sur lesquels il devrait être questionné par les enquêteurs.
Une plainte pour viol déposée par une autre ex-compagneUn peu plus tard dans la journée, Le Parisien a révélé que l’humoriste serait également visé par une plainte pour viol par une autre ex-compagne. Début septembre, la jeune femme s’est rendue au commissariat de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) pour dénoncer deux faits de viol, lesquels auraient été commis pendant deux nuits distinctes au domicile du couple. Cette plainte conduit le parquet de Nanterre à ouvrir une enquête préliminaire, selon nos confrères.
« C’est en apprenant qu’une enquête était en cours pour violences, que la plaignante a décidé de porter plainte », explique Me Jean-Baptiste Riolacci, avocat des deux jeunes femmes. Selon le pénaliste, la victime l’a fait dans l’optique de « déclencher la parole d’autres potentielles victimes ».