Les travaux d’extension du pôle nautique de Canet-en-Roussillon devraient débuter au printemps 2027. Avec cet agrandissement de cette zone dédiée à l’économie bleue, l’objectif affiché par les élus est d’atteindre les...
Les travaux d’extension du pôle nautique de Canet-en-Roussillon devraient débuter au printemps 2027. Avec cet agrandissement de cette zone dédiée à l’économie bleue, l’objectif affiché par les élus est d’atteindre les 2 000 emplois et de dépasser le milliard d’euros de chiffre d’affaires. Explications.
La création de l’extension du pôle nautique de Canet-en-Roussillon se précise. Ce lundi 28 septembre 2026, les élus de Perpignan Méditerranée Métropole ont voté la délégation de la maîtrise d’ouvrage des travaux des deux phases d’agrandissement de cette zone dédiée à l’économie du nautisme, baptisées SPL 2 et SPL 3.
La société publique locale (SPL) Sillages a ainsi obtenu toute la maîtrise d’ouvrage opérationnelle, et ce qui en découle (la passation des marchés, paiements, gestion financière etc.) de l’opération. Cette SPL est déjà le délégataire de service public pour le port de plaisance, les parcs publics de stationnement, et l’Aquarium Oniria de la Ville de Canet. La communauté urbaine gérera, elle, les décisions structurantes, le financement et le contrôle technique, financier et comptable de l’opération.
Quelles recettes pour Perpignan Métropole ?Un "partage" qui a interrogé Robert Vila. L’ancien président de la communauté urbaine, devenu 3e vice-président du maire RN de Perpignan, Louis Aliot, questionnant les recettes qui, in fine, reviendraient à PMM. Durant l’examen de la délibération, personne n’a pu apporter de réponse claire. Sorti de l’amphithéâtre pour ce point – comme le veut la loi – le maire de Canet et premier vice-président de PMM, Stéphane Loda, a précisé après le vote l’origine des recettes. "Elles proviendront de la vente du foncier de la SPL, de subventions, et d’une partie des recettes générées par la nouvelle activité que se partageront la Ville de Canet, PMM et la SPL Sillages".
Cette extension, dont les travaux débuteront au printemps 2027 pour livraison en juin 2028, permettra de proposer de nouveaux fonciers et un accès direct à l’eau. Des conditions "indispensables à la construction et à la mise à l’eau des bateaux et notamment les catamarans de grande dimension", rappelle la délibération. Aujourd’hui, cet écosystème d’entreprises génère un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, porté par 40 entreprises qui représentent 900 emplois. Dont 400 sont liés à Catana, deuxième constructeur de catamarans au monde.
Un cador du secteur qui a été victime d’un incendie en juillet dernier provoquant la destruction de deux de ses bâtiments. L’extension de cet espace, devenue prioritaire, a reçu un fort soutien de l’État qui l’a inscrit dans le programme Notre-Dame-de-Paris, visant à accélérer et faciliter les procédures de construction.
Avec cette extension, l’ambition est de voir grimper le nombre d’emplois à près de 2 000 travailleurs. Et franchir le seuil d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires.