Jordan Bardella, président du Rassemblement national, est accusé par Mediapart d'avoir tenu des propos antisémites en 2013, alors qu'il était jeune militant. Il dément et annonce une plainte en diffamation. Jean...
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, est accusé par Mediapart d'avoir tenu des propos antisémites en 2013, alors qu'il était jeune militant. Il dément et annonce une plainte en diffamation. Jean-François Copé et plusieurs responsables politiques appellent à des explications, soulignant la gravité des accusations.
Jordan Bardella doit être "confronté" aux preuves de Mediapart car les propos antisémites qui lui sont attribués sont "d'une gravité extrême" et "les masques doivent tomber au RN", a jugé ce mardi le maire LR de Meaux Jean-François Copé alors que plusieurs responsables à gauche ont appelé à la démission du président du RN. "Ces propos prêtés à Jordan Bardella sont d'une gravité extrême car ils reprennent tous les clichés de l'antisémitisme tels qu'ils ont été inventés par la pensée d'extrême droite depuis 120 ans", a déclaré M. Copé sur RTL. "Si dans les jours qui viennent, Mediapart est capable de prouver (ces propos), dans ce cas la balle est dans le camp de Bardella mais aussi de Marine Le Pen et de l'ensemble des responsables du RN qui nous expliquent depuis des années qu'ils n'ont plus rien à voir avec l'extrême droite (...) Il y a un moment où il va falloir que les masques tombent", a insisté l'ancien dirigeant LR.
"Pascal Praud ne l'a jamais interrompu"Mediapart a publié ce lundi des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. Le président du RN, qui nie en bloc, a annoncé une plainte en diffamation. Cette enquête de plusieurs mois s'appuie sur des conversations privées, que Mediapart affirme avoir pu authentifier, qui auraient été écrites par Jordan Bardella à l'été 2013, alors qu'il avait entre 17 et 18 ans. "Il faudra bien que Jordan Bardella se confronte aux preuves de Mediapart", a estimé M. Copé, pas convaincu par la défense de l'intéressé lundi soir "sur CNews, avec un Pascal Praud qui ne l'a jamais interrompu".
À gauche, le coordinateur de LFI Manuel Bompard a estimé sur France Inter que Jordan Bardella ne pouvait "plus jouer un rôle majeur dans la vie politique française". "L'extrême droite restera toujours l'extrême droite. Aucune agence de communication, aucun ravalement de façade n’y changera rien. N'oublions jamais qu'ils ont tous adhéré à un parti fondé par des antisémites fanatiques et des racistes revendiqués", a renchéri sur X le responsable de Place publique Raphaël Glucksmann. Pour un autre candidat à la présidentielle François Ruffin, "c'est le fond qui remonte avec un parti fondé par Jean-Marie Le Pen". "Au-delà du cas de Jordan Bardella, c'est une culture politique qui est transmise aux militants du Rassemblement national. Je pense qu'on a eu un jeune apparatchik à emploi fictif. Maintenant, à 30 ans, il est temps qu'il prenne sa retraite sur la Riviera" a-t-il jugé sur TF1.