Robert Ménard est un rebelle. Le procès du maire de Béziers jugé pour avoir refusé de marier un couple dont le futur mari était sous OQTF pourrait lui coûter son mandat électif. Son "courage" lui a valu le soutien de...
Publié le 30/09/2026 à 21:44
Robert Ménard est un rebelle. Le procès du maire de Béziers jugé pour avoir refusé de marier un couple dont le futur mari était sous OQTF pourrait lui coûter son mandat électif. Son "courage" lui a valu le soutien de Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur et candidat à la présidence de la République ou du maire de Cannes David Lisnard. En quoi consiste son acte héroïque du téméraire hors-la-loi ? S'être affranchi des obligations de la loi qui l'obligeait à marier Eva et Mustapha pour estimer, seul, que le statut administratif de ce dernier, sous OQTF justifiait qu'il ne les marie pas. Bien entendu, cet acte était motivé par la conviction d'une mission supérieure : en empêchant un Algérien de se marier, il s'imagine en première ligne de défense face à la déferlante migratoire qui menace.
Eva, elle, n'est pas une rebelle. Son objectif était simplement de se marier avec Mustapha, choix décisif pour sa vie personnelle, banal pour un officier d'état civil comme Robert Ménard. Pourtant, ce dernier, parfaitement au courant qu'il ne s'agissait pas d'un mariage blanc, a estimé que la loi ne devait pas s'appliquer pour le projet d'Eva. Dans une nation qui aime à se voir comme un havre de liberté individuelle, considérant la vie privée comme sacrée et fière d'être l'un des pays les plus romantiques du monde, c'est une certaine France qui fout le camp.