Вход на сайт

Просмотр новости

Найдите то, что Вас интересует

Lionel Melin & Fangyuan Zhang (ECI): "Our results are closer to practitioners’ needs and provide a tractable way of translating climate science into interest rates and equity risk premia"

Дата публикации: 14-09-2026 12:27:38

Lionel Melin & Fangyuan Zhang (ECI) : "Nos résultats répondent aux besoins des professionnels et offrent une traduction pratique des données de la science du climat"


sylvain.riffe-…
ven 18/09/2026 - 17:17
Dans cet entretien, Lionel Melin et Fangyuan Zhang (EDHEC Climate Institute) présentent leur dernier working paper : « Quantifying Climate Risk Premiums » (1).



Fangyuan Zhang , EDHEC Climate Institute Senior Research Engineer

Lionel Melin , EDHEC Climate Institute Associate Researcher



EDHEC Vox



Recherche



EDHEC Corporate
Master
MSc in Accounting & Finance
MSc in Climate Change & Sustainable Finance
MSc in Corporate Finance & Banking
MSc in Financial Engineering
MSc in International Finance
MSc in Data Analytics & Artificial Intelligence
MSc in Global & Sustainable Business
MSc in Strategy Organisation & Consulting
MSc & Global MBA Double-Degree
Global Master in Management (GETT) - EDHEC/SKK/BERKELEY
Master in Management -Business Management Track
Master in Management -Data Science & AI for Business Track
Master in Management – Finance Track
Recherche
EDHEC Climate Institute
Data Science, Economics & Finance
EDHEC VOX



Think differently



Finance durable
Durabilité et éthique










Alors que les phénomènes météorologiques extrêmes font la une de l’actualité, la hausse lente et persistante des températures mondiales modifie discrètement la manière dont les marchés évaluent le risque à long terme. Dans leur working paper « Quantifying Climate Risk Premia » (1), publié en début d’année, Lionel Melin, chercheur associé à l’EDHEC Climate Institute, et Fangyuan Zhang, ingénieure de recherche senior à l’EDHEC Climate Institute, examinent comment les risques climatiques physiques et les coûts de transition influencent les taux d’intérêt, les primes de risque des actions et la valeur des actifs. Dans cet entretien, ils expliquent pourquoi les investisseurs peuvent exiger des rendements plus élevés pour compenser l’incertitude liée au climat, et pourquoi le changement climatique, bien que progressif, peut avoir un impact sur les marchés dès aujourd’hui.
 
Pour commencer, qu'est-ce qu'une prime de risque climatique ?
Lionel Melin: En termes simples, il s’agit du rendement supplémentaire exigé par les investisseurs pour compenser les risques financiers liés au réchauffement climatique, une sorte de réserve financière. Les phénomènes météorologiques extrêmes, la baisse de la productivité agricole ou le coût de la transition vers les énergies vertes peuvent menacer la croissance économique à long terme. Les investisseurs perçoivent alors les actifs financiers comme plus risqués et exigent un rendement attendu plus élevé pour les détenir.
Cela a de l’importance car les rendements exigés et les prix des actifs évoluent en sens inverse. Lorsque la prime de risque climatique augmente, les valorisations baissent. Le risque climatique constitue donc une dimension supplémentaire qui s’ajoute aux risques que les investisseurs savent déjà gérer.
 
En quoi votre cadre conceptuel apporte-t-il un éclairage nouveau aux recherches existantes sur ce sujet ?
Fangyuan Zhang: Les approches antérieures traitaient souvent les risques liés au climat de manière distincte. Certains modèles se concentraient sur les risques physiques aigus, tels que les catastrophes ou les points de basculement, tandis que d’autres se focalisaient sur les coûts de transition. Notre cadre intègre les risques physiques et de transition dans un même modèle d’évaluation des actifs, car les investisseurs sont confrontés aux deux simultanément.
Nous mettons également l’accent sur les risques physiques chroniques : la hausse progressive des températures moyennes et l’évolution des régimes pluviométriques. Leurs effets sur la croissance économique et les flux de trésorerie peuvent être progressifs mais persistants, et ont donc une incidence sur les rendements des investissements à long terme.
Notre modèle est calibré à l’aide d’estimations empiriques des dommages et de scénarios climatiques de référence, notamment ceux élaborés par le Network for Greening the Financial System. Cela permet de rapprocher les résultats des besoins des professionnels et offre un moyen pratique de traduire la science du climat en taux d’intérêt et en primes de risque sur actions.
 
Pourquoi les risques chroniques peuvent-ils entraîner une augmentation de la prime même en l'absence de sinistre ?
Fangyuan Zhang: Le mécanisme sous-jacent s’explique par les attentes relatives à la consommation et la croissance, et l’incertitude. Un changement climatique chronique peut réduire la croissance de la consommation à long terme, avec des effets persistants non seulement sur la production actuelle, mais aussi sur les anticipations de croissance future. Les investisseurs perçoivent donc les flux de trésorerie futurs comme plus risqués.
Si le changement climatique rend également la croissance future plus volatile ou plus difficile à prévoir, ces derniers exigeront un rendement plus élevé. Une atteinte persistante à la croissance, combinée à une plus grande incertitude, suffit déjà à rendre les actifs risqués moins attractifs, même en l’absence de catastrophes ou de points de basculement franchis.
Lionel Melin: C’est pourquoi notre modèle devait adopter une perspective véritablement à long terme. Nous suivons la dynamique de transition jusqu’à la fin du siècle et au-delà, alors que les températures tendent vers une certaine forme de stabilisation dans des scénarios potentiels très différents. Sur de tels horizons, même une variabilité modérée peut générer d’importantes divergences. Des effets à évolution lente peuvent donc se refléter dès aujourd’hui dans les prix des actifs. Des événements aigus tels que les vagues de chaleur peuvent également être très perturbateurs. Mais ils ne constituent pas l’élément principal de cette version du modèle.
 
Quels sont les principaux résultats mis en évidence par votre modèle ?
Lionel Melin: Dans un scénario où la température mondiale atteindrait environ +3 °C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici 2100, la prime de risque des actions augmenterait d’environ +20 % par rapport à un monde contrefactuel sans changement climatique. Ce rendement supplémentaire requis est si important qu’il devrait entraîner des variations substantielles des prix du marché.
Le taux sans risque attendu baisse pendant les périodes de réchauffement rapide, car la croissance ralentit. Mais l’augmentation de la prime de risque des actions est plus importante. Les rendements attendus des actions augmentent donc globalement, ce qui peut se traduire par une baisse de la valeur actuelle des actifs.
 
Comment les différentes parties prenantes peuvent-elles utiliser ce cadre ?
Lionel Melin: Le changement climatique est sans précédent ; les données historiques ne suffisent donc pas à elles seules à fournir les repères sur lesquels s’appuient habituellement les décideurs. Nous avons besoin de cadres prospectifs.
Les investisseurs peuvent évaluer dans quelle mesure les risques physiques et de transition sont susceptibles de modifier leurs portefeuilles et la valeur de leurs actifs. Cela peut les aider à anticiper les variations des prix du marché et à déterminer la compensation dont ils ont besoin. Ce cadre est particulièrement pertinent pour les investisseurs à long terme, tels que les fonds de retraite et les fonds souverains.
Les régulateurs et les décideurs politiques peuvent comparer les scénarios de politique actuelle et de décarbonation sous l’angle financier. Le modèle met en évidence le compromis entre le coût des mesures d’atténuation et le risque d’instabilité financière si le réchauffement n’est pas maîtrisé.
Pour les entreprises, une prime de risque sur les actions plus élevée se traduit par un coût du capital plus élevé. Le financement des opérations et des investissements devient plus coûteux, tandis que les valorisations boursières subissent des pressions. Il faut s’y préparer !
 
Quelles sont les limites actuelles de votre modèle et quelles pourraient être les prochaines étapes ?
Fangyuan Zhang: Le modèle est délibérément simplifié, ce qui signifie qu’il simplifie la représentation du climat plutôt que de reproduire l’intégralité de la dynamique physique du système climatique. Cela nous permet d’obtenir des solutions sous forme fermée et de calibrer correctement le modèle.
Il se concentre actuellement sur la hausse des températures moyennes et est conçu pour rendre compte des impacts de premier ordre. Il doit donc être considéré comme un modèle de référence qui rend le lien entre les scénarios climatiques, la croissance économique et les marchés financiers transparent et accessible aux professionnels. Sa simplicité est voulue, mais elle constitue également sa limite.
Lionel Melin: Une extension possible concerne l’hétérogénéité régionale, car les dommages climatiques n’affecteront pas tous les pays - ni toutes les régions au sein d’un même pays - de la même manière.
Une autre consiste à ajouter les risques aigus et les points de basculement à un cadre qui se concentre actuellement sur les risques chroniques, le réchauffement progressif et les effets persistants. Nous travaillons sur des moyens d’intégrer ce type de risque de catastrophe.
Une troisième orientation consisterait à intégrer les retombées des réponses politiques, des évolutions technologiques et de l’adaptation. À mesure que les risques climatiques deviendront plus visibles, les comportements évolueront. La prise en compte de ces réponses enrichirait le cadre et le rapprocherait davantage de la prise de décision dans le monde réel.
 
Références
(1) Quantifying Climate Risk Premia (March 2026). EDHEC Climate Institute working paper. Lionel Melin, Fangyuan Zhang - https://climateinstitute.edhec.edu/publications/quantifying-climate-risk-premia
 







Основное содержимое страницы с новостью.

While extreme weather events dominate the headlines, the slow and persistent rise in global temperatures is quietly reshaping how markets price long-term risk. In their working paper Quantifying Climate Risk Premia (1), published earlier this year, Lionel Melin, Associate Researcher at the EDHEC Climate Institute, and Fangyuan Zhang, Senior Research Engineer at the EDHEC Climate Institute, examine how physical climate risks and transition costs affect interest rates, equity risk premia and asset values. In this conversation, they explain why investors may demand higher returns to compensate for climate-fueled uncertainty, and why slow-moving climate change can affect markets today.

For starters, what is a climate risk premium?

Lionel Melin: Put it simply, it is the extra return investors demand to compensate for the financial risks introduced by global warming, a sort of financial buffer. Extreme weather, lower agricultural productivity or the cost of transitioning to green energy can threaten long-term economic growth. Investors then perceive financial assets as riskier and require a higher expected return to hold them.

This matters because required returns and asset prices move in opposite directions. When the climate risk premium rises, valuations fall. Climate risk is therefore an additional layer on top of the risks investors already know how to navigate.

What does your framework add to existing research on the topic?

Fangyuan Zhang: Previous approaches often treated climate-related risks separately. Some models focused on acute physical risks, such as disasters or tipping points, while others concentrated on transition costs. Our framework puts physical and transition risks into the same asset-pricing model, because investors face both at once.

We also shift the focus towards chronic physical risks: gradually rising average temperatures and changing precipitation patterns. Their effects on economic growth and cash flows may be gradual but persistent and therefore affect long-term investment returns.

Our model is calibrated using empirical damage estimates and benchmark climate scenarios, including those developed by the Network for Greening the Financial System. This brings the results closer to practitioners’ needs and provides a tractable way of translating climate science into interest rates and equity risk premia.

Why can chronic risks raise the premium without a disaster?

Fangyuan Zhang: The underlying mechanism works through expected consumption growth and uncertainty. Chronic climate change can reduce long-run consumption growth, with persistent effects not only on current output but also on expectations about future growth. Investors therefore perceive future cash flows as riskier.

If climate change also makes future growth more volatile or harder to predict, they will demand a higher return. Persistent damage to growth, combined with greater uncertainty, is already enough to make risky assets less attractive, even without disasters or catastrophic tipping points.

Lionel Melin: This is why our model needed to take a genuinely long-term perspective. We follow the transition dynamics through the end of the century and beyond, as temperatures move towards some form of stabilisation in very different possible scenarios. Over such horizons, even moderate variability can generate large divergences. Slow-moving effects can therefore be reflected in asset prices today. Acute events such as heatwaves may also be highly disruptive. But they are not the main ingredient in this version of the model.

What are the main results revealed by your model?

Lionel Melin: In a scenario where the global temperature reaches about +3°C above pre-industrial levels by 2100, the equity risk premium rises by roughly +20% compared with a counterfactual world without climate change. This additional required return is so large that it should imply substantial changes in market prices.

The expected risk-free rate falls during periods of rapid warming because growth slows. But the increase in the equity risk premium is larger. Expected equity returns therefore rise overall, which can translate into lower asset values today.

How can different stakeholders use the framework?

Lionel Melin: Climate change is unprecedented, so historical data alone cannot provide the reference points decision-makers usually rely on. We need forward-looking frameworks.

Investors can assess how physical and transition risks may alter their portfolios and asset values. This can help them anticipate changes in market prices and determine the compensation they require. The framework is particularly relevant for long-term investors such as pension funds and sovereign wealth funds.

Regulators and policymakers can compare current-policy and decarbonisation scenarios through a financial lens. The model clarifies the trade-off between the cost of mitigation and the risk of financial instability if warming is not mitigated.

For companies, a higher equity risk premium means a higher cost of capital. Financing operations and investment becomes more expensive, while equity valuations come under pressure. Something to anticipate!

What are the current limitations to your model and what could be the next steps?

Fangyuan Zhang: The model is deliberately reduced-form, meaning that it simplifies the way climate channel is represented rather than reproducing the full physical dynamics of the climate system. This allows us to obtain closed-form solutions and calibrate the model properly.

It currently focuses on rising average temperatures and is designed to capture first-order impacts. It should therefore be seen as a baseline model that makes the link from climate scenarios to economic growth and financial markets transparent and accessible to practitioners. Its simple form is deliberate, but it is also its limitation.

Lionel Melin: One possible extension concerns regional heterogeneity, because climate damages will not affect every country—or every region within a country—in the same way.

Another is to add acute risks and tipping points to a framework that currently focuses on chronic risks, gradual warming and persistent effects. We are working on ways to incorporate this type of disaster risk.

A third direction would be to incorporate feedback from policy responses, technological change and adaptation. As climate risks become more visible, behaviour will change. Capturing these responses would make the framework richer and closer to real-world decision-making.

References

(1) Quantifying Climate Risk Premia (March 2026). EDHEC Climate Institute working paper. Lionel Melin, Fangyuan Zhang - https://climateinstitute.edhec.edu/publications/quantifying-climate-risk-premia

Схожие новости

#Наименование новостиТональностьИнформативностьДата публикации
1Permaculture: A subtle yet powerful and radical response to the global ecological crisis?018.2608-09-2026
2Entreprises et géopolitique : la fin de l’illusion de neutralité ? Regards croisés de Luc de Rancourt et Theresa Reinold (EDHEC)014.4423-09-2026
3Le droit, infrastructure stratégique des entreprises019.3407-09-2026
4Seventeen new professors in 2026–2027: EDHEC continues to strengthen its academic ambition012.8903-09-2026
5Code accessibility and code quality across phases of the models of the Coupled Model Intercomparison Project07.2620-08-2026
6Saturation effect of background temperature and aridity on vegetation phenological sensitivity to urban warming011.6528-08-2026
7El Niño, Climate Catastrophe, and the Coming Financial Showdown08.5209-09-2026
8Breached earth boundaries raise risk of ‘irreversible change’07.6625-09-2026
9IA et oncologie - Loick Menvielle : « L'Europe se donnera-t-elle les moyens réglementaires, économiques et organisationnels de passer des pilotes au déploiement ? »014.1825-09-2026
10Australian researchers launch open-access tool quantifying climate impacts of countries, fossil fuel projects07.5728-09-2026

Классификация: . Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 10. Тональность: 0. Информативность: 15.82. Источник: www.edhec.edu.