Les salariés de l'association La Sauvegarde à Agen, confrontés à des conditions de travail dégradées, appellent à manifester le 1er octobre. Après des cyberattaques et des retards de salaires, ils réclament des...
Les salariés de l'association La Sauvegarde à Agen, confrontés à des conditions de travail dégradées, appellent à manifester le 1er octobre. Après des cyberattaques et des retards de salaires, ils réclament des mesures concrètes de leur direction. Une lettre ouverte sera lue lors du rassemblement.
En juillet dernier, l'association agenaise La Sauvegarde dénonçait des conditions de travail dégradées, suite à des dysfonctionnements institutionnels.
La structure œuvre pour la protection des personnes depuis 1936, à but non lucratif. Accueil et accompagnement des mineurs étrangers isolés, actions médico-sociales, médiation et citoyenneté... Autant de moyens mis en œuvre pour venir en aide aux personnes vulnérables.
Malheureusement, aux yeux des salariés de la Sauvegarde, les conditions de travail ne suivent pas. Cyberattaques, salaires jugés insuffisants, services en danger, crises successives, ils ont tenu à faire entendre leur voix cet été via deux manifestations, espérant des mesures précises de leur direction.
"Les mobilisations des 2 et 7 juillet n'ont pas permis d'obtenir les changements attendus", déplore le collectif des salariés. Après leur assemblée générale du 10 septembre dernier, ils appellent donc à une nouvelle manifestation le 1er octobre prochain, et ont rédigé une lettre ouverte à l'intention de leur présidente et des membres du conseil d'administration. Ils en donneront lecture lors du prochain rassemblement.
"L'exercice de nos missions est entravé par des crises successives", appuie le collectif. Parmi ces crises, deux cyberattaques en moins de 18 mois, des retards dans le virement des salaires, la souffrance de plusieurs services, des problèmes de gestion.
"Dysfonctionnement majeur"Par ailleurs, les salariés déclarent avoir fait face à des retards de paiement ainsi que des versements seulement partiels de leur paye en juin dernier. "À ce jour, ils attendent toujours leurs bulletins de paie ! Cette situation crée une insécurité financière inacceptable pour eux et révèle un dysfonctionnement majeur de la gouvernance."
L'équipe espère des réponses concrètes et rapides de sa direction. Ils demandent, entre autres, "la reconnaissance de l'employeur du manquement à ses obligations et responsabilités dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail, rétablir le matériel de travail hors service depuis quatre mois, assurer le paiement intégral des salaires à la date prévue, transmettre les bulletins de paie manquants".