Avec son amie Marina, Cécile a monté son propre club de running à Agen en juin 2026. Nommé Run baby run, il part d'une initiative de la jeune Lot-et-Garonnaise de 25 ans, à la recherche de nouveaux partenaires de...
Publié le 26/09/2026 à 17:23 , mis à jour le 27/09/2026 à 11:59
l'essentiel Avec son amie Marina, Cécile a monté son propre club de running à Agen en juin 2026. Nommé Run baby run, il part d'une initiative de la jeune Lot-et-Garonnaise de 25 ans, à la recherche de nouveaux partenaires de course à pied et, plus largement, de rencontres sociales dans la cité de Jasmin. Tous les mercredis soir, le groupe se retrouve pour un parcours sans pression de la performance. Et dans la bonne humeur.
La course à pied a pris d'assaut nos villes et nos écrans. Sur les lignes de départ, les pelotons gonflent à vue d'œil. Sur les réseaux sociaux déferlent des vagues d'exploits partagés par les sportifs plus ou moins amateurs. Côté équipement, sur le papier, nul besoin de se ruiner - à moins d'acquérir les derniers gadgets à la mode pour ressembler à un marathonien aguerri.
Mais reste un caillou dans la basket. Un ingrédient primordial qu'aucun rayon d'enseigne de sport ne vend sur ses étagères : la motivation. Pour certains, courir en solitaire face au chronomètre relève d'une rude épreuve. Alors pourquoi s'obstiner à fouler l'asphalte seul quand on peut le faire à plusieurs ? C'est peu ou prou la question que s'est posée Cécile. En juin, avec son amie Marina, elle a monté son propre club de running à Agen, nommé Run baby run - traduction anglaise de "cours bébé, cours".
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La jeune femme de 25 ans se lance dans la course à pied en février dernier, portée par l'initiative de son conjoint qui vient de s'y mettre. "Je n'avais jamais fait de sport de ma vie avant ça", avoue-t-elle dans un sourire complice. Ensuite, vient l'envie d'autres rencontres. De courir avec de nouveaux férus de ce sport.
Un besoin de sociabiliser dans la cité agenaiseProblème : dans la cité de Jasmin, Cécile connaît peu de monde. Native de Tarbes, cette prothésiste esthéticienne enchaîne les déménagements depuis son enfance. Après un passage en Guyane, elle pose ses valises à Agen il y a quatre ans. "Socialement, c'est dur, exprime-t-elle. Quand tu n'es pas dans le milieu scolaire ou que tu as beaucoup bougé, c'est difficile de rencontrer du monde." Et si son nouveau hobby était la solution pour sociabiliser ? Une copine lui souffle l'idée de créer un club. "Je n'ai pas réfléchi. J'ai dit : 'allez, on y va !'", s'amuse-t-elle.
Voilà la genèse de Run baby run. Les horaires, la logistique, le parcours... Cécile, accompagnée de son amie Marina, pensent à tout. Les deux jeunes femmes lancent le projet avant les grandes vacances. L'appel est donné via un compte sur le réseau social Instagram. Le concept démarre timidement. Trois participants la première fois. Deux la suivante. Puis l'été caniculaire joue les trouble-fête. Sous l'effet de la chaleur, la motivation générale s'évapore.
Malgré tout, le duo ne baisse pas les bras. À la rentrée, les deux Lot-et-Garonnaises relancent le club. Et ça fonctionne. "Le but, c'est de se défouler et de partager une même passion, indique l'Agenaise. Si tu veux faire de la performance, ce n'est pas le bon endroit. Ici, chacun y va à son rythme. On parle pendant la course, on fait connaissance." D'où le nom de "bla-bla run", donné sur Strava, le réseau social des sportifs, aux courses du mercredi soir.
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En tout cas, Cécile et Marina n'ont aucunement l'ambition de monter un club d'élite. Loin de là. Une tenue de sport, une paire de baskets et un soupçon de bonne humeur suffisent amplement pour passer un bon moment.