Pour verrouiller ses accès et traquer les véhicules suspects, Figueres investit 400 000 euros dans 30 caméras capables de lire les plaques d’immatriculation. La capitale de l’Alt Empordà poursuit le blindage de son...
Pour verrouiller ses accès et traquer les véhicules suspects, Figueres investit 400 000 euros dans 30 caméras capables de lire les plaques d’immatriculation. La capitale de l’Alt Empordà poursuit le blindage de son réseau de surveillance, alors que la municipalité réclame une nouvelle région policière.
La mairie de Figueres, en Catalogne, a annoncé ce jeudi 24 septembre 2026 un investissement de 400 000 euros pour déployer 30 caméras de lecture automatique de plaques d’immatriculation (LAPI) sur 14 points stratégiques de sa périphérie, pour un investissement de 400 670 euros confié à la société Tecnologias Viales Aplicadas (TEVA), dans le cadre d’un plan de vidéosurveillance urbaine, indique le Diari de Girona.
Les travaux d’installation ont démarré en septembre et devraient s’achever en novembre. Ces appareils permettront de savoir quels véhicules entrent et sortent de la ville, en identifiant ceux qui seraient "recherchés par la police ou liés à un délit", a précisé le maire Jordi Masquef. Les capteurs surveillent les grands axes d’entrée et de sortie, notamment la N-IIa, la C-260 vers Roses et la N-260 en direction d’Olot. Le système signale les véhicules volés, recherchés pour des délits ou dépourvus d’assurance valide.
Le dispositif viendra compléter un réseau de vidéosurveillance déjà existant. Dix caméras à 360 degrés avaient été installées au centre-ville durant l’été, destinées à la sécurité des habitants ainsi qu’au suivi des flux touristiques. La mairie envisage d’ailleurs d’élargir prochainement ce parc de caméras.
Une politique sécuritaire assumée par l’équipe municipaleSelon l’Ajuntament (mairie) de Figueres, l’objectif de ces nouvelles caméras est de garantir la sécurité des citoyens par un "effet dissuasif". Le système sera mis à la disposition de la Guàrdia Urbana, la police municipale de la ville.
Jordi Masquef a justifié cette annonce en insistant sur le renforcement des moyens policiers locaux. "Nous blindons Figueres avec plus d’outils pour notre police, plus de contrôle des accès et plus de capacité pour prévenir et enquêter sur des délits en coordination avec tous les corps policiers", a-t-il expliqué.
Cette annonce s’inscrit dans une série de mesures sécuritaires prises depuis l’investiture de Jordi Masquef comme maire, figure de Junts per Catalunya, qui avait fait de la sécurité et du civisme l’une de ses priorités affichées dès son entrée en fonction. La ville avait notamment doté sa Guàrdia Urbana (police municipale) de pistolets à impulsion électrique Taser, une décision présentée comme un outil de lutte contre l’insécurité.
Création d’une nouvelle région policièreFigueres fait face depuis plusieurs mois à des débats récurrents sur la sécurité publique. Le maire avait par ailleurs sollicité auprès de la conseillère régionale de l’Intérieur la création d’une nouvelle région policière, baptisée Girona Nord, afin de mieux répondre selon lui à "la réalité complexe" de la ville et de sa comarque.
L’installation des lecteurs automatiques de plaques marque ainsi une nouvelle étape dans cette stratégie municipale de renforcement du contrôle urbain, avant l’achèvement prévu des travaux en novembre 2026.