Le Cern envisage de construire un nouvel accélérateur de particules de 91 kilomètres de circonférence entre la France et la Suisse, le « FCC ». L’ambition scientifique du projet est immense, tout comme son empreinte écologique. Une controverse est en train de naître, qui pose des questions fondamentales sur le prix de la connaissance.
Le Compact Muon Solenoid (CMS), qui fait partie de l’accélérateur de particules, au CERN, à Echenevex, le 8 septembre 2026. BAZ RATNER/AP/SIPA
Pour aller plus loin
Que s’est-il passé pendant les premiers instants de l’Univers ? Quelles sont les particules élémentaires qui le constituent ? Quelle est cette « matière noire », inobservable, qui se cacherait en immenses quantités à travers les galaxies ? Pour tenter de trouver des réponses à ces questions vertigineuses, le Cern, le grand laboratoire européen de physique des particules, entend construire un accélérateur colossal : un tunnel circulaire de 91 kilomètres de circonférence, à cheval entre la France et la Suisse, appelé Futur collisionneur circulaire (FCC). Il vise à succéder au grand collisionneur de hadrons (LHC), de 27 kilomètres de circonférence – le plus grand dispositif expérimental jamais construit –, mis en fonction en 2008 et dont la mission prendra fin vers 2040.
Mais ce nouvel accélérateur verra-t-il le jour ? La décision sera prise en 2028 par le conseil du Cern, constitué d’un représentant scientifique et d’un représentant du gouvernement de chacun des 25 pays membres. Un débat public est mené en France depuis le 2 juin et jusqu’au 1er octobre, avec une d…
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