Lors d’élections régionales, l’AfD est devant les sociaux-démocrates du SPD autour de 36 % dans le Mecklembourg, reléguant loin derrière la formation conservatrice du chancelier Friedrich Merz. Dans la capitale, l’extrême droite atteint entre 13,5 et 16 %.
Des partisans de la CDU après l’annonce des premiers sondages de sortie des urnes à la télévision publique, lors de la soirée électorale du parti conservateur allemand Union chrétienne-démocrate (CDU) organisée à la Chambre des représentants de Berlin, le 20 septembre 2026, à la suite des élections régionales berlinoises. ODD ANDERSEN / AFP
Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) est en forte progression dimanche lors d’élections régionales à Berlin et dans la région du nord-est de Mecklembourg-Poméranie occidentale, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote pour l’audiovisuel public allemand.
Dans le Mecklembourg, l’AfD est avec 37-38 % (contre 16,7 % en 2021), devant les sociaux-démocrates du SPD autour de 36 %, reléguant loin derrière la CDU, formation conservatrice du chancelier Friedrich Merz qui plafonne à 5,5 %.
Dans la capitale, l’extrême droite atteint entre 13,5 et 16 % (contre 9 % en 2023), selon les enquêtes des chaînes ARD et ZDF, qui donnent la victoire au parti de gauche radicale Die Linke (25 %). Celui-ci est arrivé en tête des sondages dans la cité-Etat de Berlin, devançant la CDU déjà affaiblie (20 %), qui dirigeait la mairie.
L’AfD, pro-Trump et proche de Moscou, avait infligé il y a deux semaines une défaite retentissante à la CDU dans le Land de Saxe-Anhalt, également dans la partie orientale du pays, son bastion.
Merz exclut de quitter ses fonctionsLe chancelier allemand Friedrich Merz a pris la parole très rapidement après l’annonce des résultats et promis de poursuivre les réformes malgré un « désastre » électoral pour son parti. « Ces réformes doivent être mises en oeuvre (...) Je prends cette responsabilité parce que je veux faire avancer notre pays », a-t-il déclaré excluant ainsi de facto de quitter ses fonctions après des jours de spéculations sur son avenir dans la classe politique. Admettant que la « confiance dans les institutions de notre pays diminue » et estimant qu’elle était « activement sapée par des partis radicaux de gauche comme de droite », il a promis de relancer l’économie nationale en stagnation, de réarmer le pays pour dissuader une Russie hostile et de contenir l’immigration irrégulière pour regagner les électeurs passés à l’AfD, devenue deuxième force politique du pays lors des législatives de 2025.
Par Le Nouvel Obs avec AFP