Attendue à Vincennes samedi et dimanche pour le Festival America, l’écrivaine californienne Madeline Cash publie « les Brebis égarées », un hilarant roman qui sera bientôt adapté pour Netflix par Lena Dunham en personne. Rencontre à Londres, où vit la romancière.
L’écrivaine Madeline Cash. NAT RUIZ
Madeline Cash reçoit souvent des messages de plainte. A la terrasse d’un café de Hackney, quartier arty de Londres où elle s’est installée, cette Californienne de 30 ans nous en montre un reçu le matin même. Une lectrice remontée se plaint des nombreuses « coquilles » − elle en a compté 15 − trouvées dans « les Brebis égarées ». « Tout le monde ne comprend pas ce que j’ai voulu faire », s’amuse Cash. Sa correspondante fait allusion à l’astucieux jeu littéraire que l’autrice, férue des contraintes de l’Oulipo, a glissé dans son premier roman. Des mites y infestent la ville comme les mots : ainsi, tous les « mit » du texte sont en italique (cela cesse quand les mites sont exterminées).
Un cauchemar d’édition ? « On m’a laissé faire tout ce que je voulais. Personne ne s’attendait à un tel accueil », commente cette jeune femme volubile. Ecoulé à 100 000 exemplaires, vendu dans 21 pays, loué par Bret Easton Ellis ou Dua Lipa, « les Brebis égarées » est devenu un phénomène outre-Atlan…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
OFFRE DE RENTRÉE
À partir de 2,99€/mois
S’abonner