Le parti de Jean-Luc Mélenchon répondra favorablement aux futures invitations après une semaine de boycott qui lui ont permis d’obtenir des engagements de la part de la chaîne privée.
Le parti de Jean-Luc Mélenchon répondra favorablement aux futures invitations après une semaine de boycott qui lui ont permis d’obtenir des engagements de la part de la chaîne privée.
Par Maxime Birken avec AFP

Capture d’écran BFMTV
Si le bras de fer entre LFI et BFMTV semble avoir pris fin, le parti de Jean-Luc Mélenchon refuse de se rendre sur le plateau de l’émission « 100 % Mabrouk ».
Le 9 septembre, La France insoumise annonçait dans un communiqué son « choix de ne répondre favorablement à aucune invitation de BFMTV » pendant une semaine. Ce délai ayant expiré mercredi 16 septembre, le parti politique de Jean-Luc Mélenchon dit avoir pris acte des engagements de la chaîne d’information en continu. Et répondra donc favorablement aux futures invitations sur les plateaux de BFMTV.
Tous ? Non. L’une des émissions de la chaîne continuera d’être boycottée par les élus et représentants LFI, comme l’annonce le parti dans un nouveau communiqué. Désormais, La France insoumise se rendra à nouveau sur les plateaux de BFM à l’exception de l’émission 100 % Mabrouk pour protester contre « une dérive de la ligne éditoriale vers l’extrême droite ».
Pour protester « contre ce qui nous apparaît en cette rentrée comme étant une dérive de plus en plus manifeste de la ligne éditoriale de BFMTV vers l’extrême droite », LFI ne participera « ni à l’émission animée par la journaliste Sonia Mabrouk, ni à celle mettant en scène des dialogues avec le propagandiste anti-LFI Raphaël Enthoven ou le maire d’extrême droite de Béziers Robert Ménard ».
LFI note d’ailleurs que cette « dérive » a également été dénoncée par des syndicats de journalistes de la chaîne. Dans un communiqué commun, le SNJ (Syndicat national des journalistes) et la CGT dénonçaient aussi le fait que le plateau de l’émission 100 % Mabrouk donne la part belle aux intervenants d’extrême droite en laissant « dérouler des théories racistes et xénophobes sans contradiction ou presque ». En guise de réponse, Sonia Mabrouk avait répondu aux syndicats : « Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. »
Des gages de « transparence » obtenus par LFIEn dehors du traitement spécifique accordé à l’émission de Sonia Mabrouk, ancienne présentatrice vedette de CNews recrutée pour cette rentrée médiatique par BFMTV, LFI se félicite que ses revendications aient été entendues par la chaîne privée. Comme celle portant sur « la transparence » de la liste des invités et des thèmes prévus sur les plateaux.
La semaine dernière, La France insoumise regrettait le fait que ses représentants invités en plateau avaient été, « à plusieurs reprises », « déprogrammés en dernière minute, parfois à quelques instants du plateau alors qu’ils étaient déjà sur place ».
« Bien souvent, les thèmes annoncés à l’appui de notre invitation sont changés au dernier moment, parfois directement sur le plateau sans justification. Parfois, des intervenants sont ajoutés une fois que nous sommes sur le plateau pour transformer une interview politique en débat surprise. Toutes ces méthodes sont intolérables et irrespectueuses », dénonçait également la formation politique dans son communiqué, visible ci-dessous.
Ce mercredi, le mouvement de gauche affirme avoir aussi obtenu « un renforcement de la rigueur » éditoriale avec « des garanties de correctifs visibles quand une fausse information a pu être diffusée ». Le parti avait en effet protesté contre « le traitement absolument inacceptable de la garde à vue » de l’eurodéputée Rima Hassan, en avril, où « pendant plusieurs heures ont été relayées sur cette antenne, sans aucune prudence, des accusations graves sur la possible détention de drogue de sa part ».