Dans le cadre de l’enquête menée par les services de police sur l’affaire de tentative d’escroquerie et d’extorsion de fonds de commerçants dans le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et la Drôme, les CCI des...
Dans le cadre de l’enquête menée par les services de police sur l’affaire de tentative d’escroquerie et d’extorsion de fonds de commerçants dans le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et la Drôme, les CCI des différents départements appellent les victimes à déposer plainte. Quant aux auteurs présumés, ils ont été interpellés.
Dans le cadre d’une affaire de tentatives d’escroquerie et d’extorsion de fonds visant des commerçants de plusieurs départements, notamment du Gard, cinq suspects ont été interpellés. Selon une information révélée par La Provence, et confirmée à Midi Libre, il s’agit de jeunes âgés d’une vingtaine d’années, dont trois auraient orchestré les faits directement depuis la maison d’arrêt de Nîmes.
Ils ont reconnu leur implication au cours de leur garde à vue. Au total, 28 faits leur sont imputés. Les victimes sont principalement des boulangers installés dans les Bouches-du-Rhône, le Gard, le Vaucluse et la Drôme. Sur notre département, douze plaintes ont été enregistrées depuis le début du mois de juin, avec une majorité de victimes à Nîmes.
Cinq suspects jugés en septembre"Cinq suspects au total doivent être jugés le 4 septembre prochain devant le tribunal de Tarascon, notamment pour des faits d’extorsion en bande organisée", précise, ce mercredi 29 juillet, Stéphane Paglia, le président de la CCI d’Arles via un communiqué.
L’affaire a débuté dans les Bouches-du-Rhône. Les gérants d’une boulangerie à Tarascon ainsi que d’un établissement de Saint-Rémy-de-Provence ont notamment reçu à plusieurs reprises des menaces de mort par téléphone. Selon la CCI, les auteurs présumés "auraient exigé le versement de 1 500 euros, sous peine de s’en prendre physiquement aux commerçants et à leurs proches". Au fil de l’enquête, d’autres boulangers du Vaucluse, de la Drôme et du Gard ont été identifiés comme victimes.
Principalement des boulangers ciblésLes différentes chambres de commerce et d’industrie (CCI) appellent désormais les autres commerçants concernés à déposer plainte. "Au cours de l’enquête, il est apparu que certaines victimes potentielles n’auraient pas déposé plainte ou n’auraient pas vu leur dossier aboutir. C’est pourquoi la CCI du Gard invite les commerçants et entrepreneurs du département qui pensent avoir été confrontés à des faits similaires à se rapprocher des services de police ou de gendarmerie afin de déposer plainte ou de compléter leur dossier si les faits ont déjà été signalés", précisent les services de la CCI du Gard, ce jeudi 30 juillet.
Cette collecte de plaintes est jugée essentielle pour la suite de la procédure, afin de permettre "aux enquêteurs d’établir l’ampleur des faits reprochés". Tout en réaffirmant son engagement aux côtés des commerçants et entrepreneurs, la CCI du Gard rappelle qu’en cas de tentative d’extorsion, il est recommandé de ne céder à aucune pression, de ne procéder à aucun versement et de signaler immédiatement les faits aux services de police ou de gendarmerie. "Aucun acte de violence, d’intimidation ou de tentative d’extorsion ne doit rester sans réponse", conclut-elle.