Les chances d'un accord entre Washington et Téhéran restent minces après que Donald Trump a déclaré qu'il ne prolongerait pas la trêve de 60 jours. ...
Les marchés boursiers européens ont ouvert sans élan mardi, freinés par un regain de tensions au Moyen-Orient qui fait grimper les prix du pétrole et les taux d'intérêt de la dette des Etats.
Dans les premiers échanges, à 07H05 GMT, Paris (-0,05%) et Londres (+0,09%) évoluaient proches de leur point d'équilibre. Francfort cédait 0,20% et Milan 0,38%. A Bruxelles, le Bel20 perdait 0,53%.
Les cours du pétrole sont repartis à la hausse sur la séance asiatique mardi, un accord entre Washington et Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz semblant encore lointain, tandis que les indices de la région se sont repliés dans la foulée de Wall Street la veille.
Vers 03h30 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain gagnait 0,70% à 85,09 dollars, et celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, prenait 0,57% à 91,39 dollars.
Bien que les dernières données aux Etats-Unis aient mis en avant un ralentissement de l'inflation, les investisseurs s'attendent toujours à ce que les prix restent élevés, sur fond de crise au Moyen-Orient et de cours du brut maintenus autour de 90 dollars le baril.
Cette situation a propulsé les rendements des bons du Trésor à échéance long terme (30 ans) à plus de 5%, au plus haut depuis juin 2007, une tendance aggravée par l'augmentation de l'emprunt souverain américain et des émissions massives d'obligations d'entreprises destinées à financer les investissements dans l'intelligence artificielle (IA).
Guerre au Moyen-Orient : Un navire frappé par un "projectile inconnu" dans le détroit d'OrmuzLes chances d'un accord entre Washington et Téhéran restent minces après que Donald Trump a déclaré qu'il ne prolongerait pas la trêve de 60 jours, prévue dans un protocole d'accord de juin, et que l'Iran l'a qualifiée d'"hors de propos", arguant que les Etats-Unis l'avaient violée dès le début.
Jared Kushner, envoyé spécial et gendre du président américain, a déclaré que les deux parties menaient des discussions "très positives et animées", mais a souligné n'y avait pas "beaucoup de confiance" entre les Etats-Unis et l'Iran après "toutes ces années d'absence de relations et de dialogue".
"Le président Trump va se montrer très patient, il n'aime pas se précipiter pour conclure un accord. Il conclura le bon accord quand celui-ci sera prêt", a-t-il ajouté.
Donald Trump a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait "en travers" de la route de Washington, en réponse à une question sur les échanges en cours entre Mascate et Téhéran sur le détroit d'Ormuz.
Marchés asiatiques en repliLes principaux indices boursiers asiatiques ont essuyé des pertes mardi dans les premiers échanges.
Vers 03h30 GMT, le Nikkei à Tokyo décrochait de 2,01% à 67.825,64 points, et le Hang Seng à Hong Kong de 0,65% à 25.288,64 points.
Le Taiex à Taipei lâchait 0,94%, tandis que l'indice composite de la Bourse de Shanghai perdait 0,39%.
Seul le Kospi à Séoul a bondi de plus de 2% en début de séance à sa réouverture après un long week-end, avant de refluer (-0,97%) vers 03h30 GMT.
Trump dit qu'il va déclarer que le détroit d'Ormuz est "un territoire des Etats-Unis""Pendant des semaines, les investisseurs ont été disposés à traiter la guerre avec l'Iran, la volatilité du pétrole et les tensions sur la partie longue de la courbe des rendements du Trésor comme des irritants distincts", a commenté Stephen Innes de Quintex Intel.
"La diplomatie était censée contenir le risque géopolitique, le pétrole devait rester gérable, et de solides résultats d'entreprises devaient maintenir la dynamique des actions" mais "Ce calcul devient moins confortable dès lors que ces risques commencent à converger", affirme-t-il.
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