Après avoir rencontré les syndicats des sapeurs-pompiers, Laurent Nuñez a annoncé ce jeudi 13 août que le projet de loi de modernisation de la Sécurité civile leur sera présenté le 8 septembre prochain. Il dit cependant ne pas pouvoir s'engager sur des chiffres à cause de la libre administration des collectivités territoriales. Les syndicats ont, eux, annoncé une mobilisation "intensive".
Après avoir rencontré les syndicats des sapeurs-pompiers, Laurent Nuñez a annoncé ce jeudi 13 août que le projet de loi de modernisation de la Sécurité civile leur sera présenté le 8 septembre prochain. Il dit cependant ne pas pouvoir s'engager sur des chiffres à cause de la libre administration des collectivités territoriales. Les syndicats ont, eux, annoncé une mobilisation "intensive".
Après l'annonce d'une "mobilisation intensive" des sapeurs-pompiers et des personnels du secteur, Laurent Nuñez a déclaré ce jeudi 13 août que le projet de loi de modernisation de la Sécurité civile sera présenté à l'intersyndicale des sapeurs-pompiers le 8 septembre prochain. Cependant, il assure qu'il ne peut "évidemment pas" s'engager sur des chiffres, en raison de la "libre administration des collectivités territoriales".
L'échéance du 8 septembre prochain sera "l'occasion de montrer ce que nous avons retenu du Beauvau de la Sécurité civile", a déclaré le ministre de l’Intérieur, et de discuter des dispositions du projet de loi.
Clarification des missions, projets d'évolutions des ressources…Celui-ci devrait "clarifier les missions des Services départementaux d'incendies et de secours (Sdis)" et d'autres acteurs du secteur "pour avoir une répartition plus équilibrée", continue le ministre. Il ajoute que le projet de loi portera aussi d'autres dispositions, comme la protection juridique des sapeurs-pompiers.
"Il n'y a pas eu de loi de modernisation de la Sécurité civile depuis 2004", a rappelé le ministre.
Laurent Nuñez est également revenu sur une autre demande des syndicats: l'augmentation des moyens qui sont alloués aux sapeurs-pompiers. Il déclare avoir annoncé à l'intersyndicale la présentation au projet de loi de finances (PLF), avec le Premier ministre et en liaison "très étroite" avec les associations d'élus, des "projets d'évolution des ressources des services des Sdis, qui conditionnent évidemment l'évolution et l'augmentation d'un certain nombre de moyens". Le PLF doit être débattu à l'automne.
Laurent Nuñez dit ne pas pouvoir "s'engager sur des chiffres"Si le ministre de l’Intérieur se targue de présenter "des échéances et des engagements", il déclare ne pas pouvoir "s'engager sur des chiffres". "Évidemment je ne le peux pas [...], c'est ça le principe de libre administration des collectivités locales", dit-il. Celui-ci veut que les collectivités territoriales (communes, départements, régions…) s'administrent elles-mêmes par des conseils d'élus.

Une hausse des frais de notaire pour financer les politiques territoriales des départements
Pour ce qui est de la part du budget de l'État consacrée à la Sécurité civile, il assure que celui-ci a augmenté de "93%" depuis 2017, et comptera 879 millions d'euros l'année prochaine.
"Nous sommes bien dans l'action, que personne ne se trompe là-dessus", déclare-t-il.
Plus tôt dans la journée, Laurent Nuñez a rencontré l'intersyndicale, qui regroupe neuf organisations représentatives des sapeurs-pompiers et du secteur, dans le cadre d'un dialogue qui a été courtois et franc". À la sortie de cette réunion, les syndicats se disaient, eux, "très déçus".
"Je comprends évidemment leur colère"Lors d'une conférence de presse devant la Place Beauvau, ils ont lancé un appel à la "mobilisation intensive", assorti notamment d'un appel à la manifestation le 29 septembre prochain à Paris. "L'État a sa part de responsabilité, mais les collectivités territoriales aussi", a dénoncé l'intersyndicale, par la voix de son porte-parole.
L'intersyndicale demande notamment, en plus d'une loi de modernisation de la Sécurité civile, des "recrutements massifs" et un budget permettant de garantir la protection de leur santé. "Je comprends évidemment leur colère, dans le sens où ils voulaient des engagements chiffrés, mais le ministre de l’Intérieur ne peut pas imposer des recrutements de sapeurs-pompiers professionnels, des investissements… Tout cela se discute et se fait dans la plus grande concertation, comme on l'a toujours fait en France, avec notre modèle de Sécurité civile."