Les Belges, portés par Lauren Vanlerberghe, se sont qualifiés pour leurs premiers championnats du monde. La discipline souffre de son absence aux JO. ...
Les championnats du monde d'Aix-la-Chapelle font la part belle au concours complet et à la voltige durant quatre jours avant le début du jumping lundi. Pour le concours complet, les cavaliers belges devront attendre dimanche la dernière manche (dressage jeudi et vendredi, cross samedi et obstacles dimanche) pour voir si la qualification olympique est dans la poche (top 7).
Une autre discipline ne connaîtra pas ce grand frisson : la voltige. Cet art qui mêle gymnastique et équitation ne figure pas dans la liste olympique au même titre que l'attelage. La discipline reste donc très confidentielle en Belgique. La Wallonie ne l'a reconnue qu'en 2018. Une petite centaine de personnes pratiquent ce genre de compétition.
"Nous ne sommes effectivement pas beaucoup en Belgique", confirme la n° 1 noir-jaune-rouge, Lauren Vanlerberghe (sur Glenn), qui a découvert la voltige au détour d'un show à Anvers il y a près de 20 ans. "J'assistais à un spectacle Cavalluna. Je trouvais le show trop cool car il mêlait la gymnastique que je pratiquais à un niveau national et l'équitation. Mon grand-père possédait des chevaux. Je n'avais pas de temps pour l'équitation, mais j'ai réussi à combiner mes deux passions. La voltige, c'est la gym sur un cheval qui galope dans un cercle."
La jeune femme de 29 ans, qui a fini 13e sur 50 à l'épreuve individuelle jeudi matin, pratique ce noble art depuis plus de seize ans. "Nous ne rivaliserons pas avec le saut d'obstacles. Je remarque que, depuis trois ans, la voltige bouge en Belgique. Il faudrait s'inspirer de l'Allemagne où la voltige est pratiquée dans tous les manèges ou presque."
Ces championnats du monde pourraient bouger les lignes. C'est la première fois que la Belgique se qualifie pour une compétition de cette envergure.
Lauren Vanlerberghe, Jolien Aerts et quatre autres cavaliers belges ne viseront pas un podium. Un top 10 serait déjà une très belle étape. Lors de la première journée, Vanlerberghe a fini à la 13e place en individuel et Jolien Aerts s'est glissée à la 46e place.
Que doivent faire les cavaliers ? "Le longeur lance le cheval au galop", nous explique Lauren Vanlerberghe. En compétition, les athlètes s'affrontent sur deux types de programmes : les imposés et le libre (ou freestyle), disputés en individuel, en 'Pas-de-Deux' ou en équipe de six.
Chaque voltigeur doit d'abord valider des figures imposées strictes. L'entrée se fait par un saut dynamique pour se propulser sur le dos de l'animal. S'enchaînent ensuite le basic (assis bien droit, bras écartés), le drapeau (à genoux, une jambe et un bras tendus à l'horizontale), ou encore le ciseau, une inversion des jambes au-dessus de la croupe.
Chaque mouvement est noté sur sa justesse géométrique et la fluidité avec laquelle le sportif amortit ses sorties. "Le Juge A ne note que le cheval pour 25 % des points. Les sept autres jugent la technicité du cavalier pour 75 % des points."
Le programme libre de dimanche reste le clou du spectacle. "Sur le programme imposé, nous exécutons tous les mêmes exercices. Sur le libre, chacun effectue les gestes qu'il veut sur une musique qu'il a choisie."
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