Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, des commerçants d’Agde ont affiché l’identité de deux personnes que l’on peut apercevoir en train de subtiliser deux bouteilles de champagne. Bien que ce soit interdit,...
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, des commerçants d’Agde ont affiché l’identité de deux personnes que l’on peut apercevoir en train de subtiliser deux bouteilles de champagne. Bien que ce soit interdit, ils assument leur procédé.
C’est une stratégie de plus en plus utilisée par les commerçants à travers la France. Afficher les auteurs de vols dans leur commerce, en republiant des captures d’écran ou des vidéos où l’on peut distinctement apercevoir les voleurs présumés. Cette semaine, c’est du côté d’Agde qu’une vidéo semblable à des centaines a été publiée par la cave à vin et à bière, V & B.
Sur cette dernière, republiée par le compte Instagram @ras_le_vol et qui totalise plus d’1,5 million de vues, on peut apercevoir un homme et une femme en train de regarder les différentes bouteilles d’alcool avant que la femme ne vole deux bouteilles de champagne en les dissimulant entre ses jambes. Montant du préjudice : plusieurs centaines d’euros.
"On fait avec les moyens qu’on a"Sous la vidéo, plus de 2 000 commentaires ont été publiés par les internautes, avec plusieurs messages d’encouragement aux commerçants, pour les soutenir dans leur démarche. Qui est pourtant illégale.
Comme l’explique l’article 226-1 du Code pénal : "Est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait, au moyen d’un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui […] En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé". Ici le magasin est considéré comme un lieu privé accessible au public.
Joint par Midi Libre, l’un des gérants du V & B regrette l’ampleur prise par les évènements. Grâce à la publication de cette vidéo, il assure avoir ce qu’il faut pour identifier les voleurs présumés et récupérer son dû. Même si un tel procédé est interdit ? "On ne s’en fout pas, loin de là. Mais c’est le seul moyen qu’on a pour faire avancer les choses. On n’a pas d’autres moyens d’action", répond-il, affirmant qu’il n’a pas encore pu porter plainte.