Après avoir déclenché une polémique retentissante, la chanteuse néerlandaise était particulièrement attendue pour son passage à Genk. ...
Malgré la vive polémique qui l'entoure depuis plusieurs semaines, Sophie Straat persiste et signe. Vendredi soir, lors du festival AFF à Genk, l'artiste engagée néerlandaise a une nouvelle fois demandé à une partie de son public de reculer pour laisser la place aux femmes et aux minorités. Un appel déjà lancé lors du festival Best Kept Secret aux Pays-Bas et pendant les Fêtes de Gand, ce qui avait déclenché un véritable tollé médiatique.
Vu le contexte brûlant, des mesures de sécurité ont été mises en place par l'organisation du festival limbourgeois. Tous les sacs, par exemple, ont été minutieusement fouillés à l'entrée. La chanteuse, elle, a refusé toute interview et a interdit aux caméras de filmer la salle.
Sur scène, elle a directement recadré le débat qui entoure ses récentes prestations : "Nous n'allons pas laisser une bande de néonazis gâcher notre été", a-t-elle lancé, qualifiant la situation politique de "pays de merde néofasciste". Assumant pleinement la division que créent ses méthodes, l'artiste estime que "si cela divise, c'est que l'on contribue à faire évoluer le débat".
Pour clore son concert, la Néerlandaise a réitéré ses propos devant une foule acquise à sa cause : "Êtes-vous blanc ? Êtes-vous cisgenre ? Êtes-vous hétérosexuel ? Êtes-vous un homme ? Au fond". Un appel respecté dans la salle, où les hommes ont reculé sous les applaudissements pour laisser les femmes avancer vers le devant de la scène et célébrer la fin du show.