Ce mardi soir (19 h 30), dans un stade Raoul-Barrière annoncé encore une fois bien rempli, le Racing Club Narbonnais se confronte au traditionnel match amical de la féria contre Béziers. Ce premier derby de la saison...
Ce mardi soir (19 h 30), dans un stade Raoul-Barrière annoncé encore une fois bien rempli, le Racing Club Narbonnais se confronte au traditionnel match amical de la féria contre Béziers. Ce premier derby de la saison fait office de seule vraie joute de préparation pour les Audois, avant le début de la saison dans trois semaines.
Disons-le tout de suite, ce match amical Béziers-Narbonne n’a rien d’une rencontre de préparation banale. Terminé le match entre un club de Pro D2 et l’autre de Nationale comme l’an dernier, plus de groupe de 35 joueurs au Racing Club Narbonnais, aux oubliettes l’affrontement juste une fois dans l’année. Cette fois, c’est le retour du vrai derby, celui qui n’a que très peu d’égaux. Celui-là même qui un 11 août fait venir des dizaines de milliers de personnes au stade Raoul-Barrière, ce mardi soir (19 h 30). Et puis, c’est le premier des trois confrontations entre ces deux frères ennemis, et le premier est celui qui compte le moins forcément.
Une équipe qui ressemblera sensiblement à celle du match à Dax.
"Il n’y a pas vraiment d’enjeux, si ce n’est les trois objectifs que nous nous sommes fixés", distille le manager du Racing Club Narbonnais Jacques Delmas. "Nous sommes encore très perfectibles, mais le jugement ne sera pas définitif après ce match. Nous voulons de la discipline parce que contre Carcassonne, ce n’était pas terrible. Les autres objectifs, je les garde pour le cœur du groupe".
Cœur d’une équipe performante, la discipline est l’un des attendus logiques d’un staff, de passer en dessous de la barre des dix pénalités concédées. Contre l’USC, sur le pré de Cassayet il y a une semaine, Jacques Delmas et ses adjoints pestaient aussi quelque peu contre un manque de précision, notamment sur les occasions offensives. Cette confrontation face à Béziers doit servir à ce Racing de parfaire son jeu, dans une véritable situation de match. Pas d’entraînement dirigé cette fois, pas comme vendredi à Montpellier ou dans une semaine à Leucate contre l’USAP, cette fois c’est bien un vrai match.
"Nous n’en n’avons qu’un à balles réelles, à nous de le mettre à profit, avec une équipe qui ressemblera sensiblement à celle du match à Dax (le jeudi 27 août à 19 h 30). Nous aurons un groupe de 27 joueurs avec 27 suppléants comme c’est le règlement. Les joueurs doivent s’habituer à avoir 60 minutes dans les pattes. Nous avons donc réduit le groupe au maximum, nous aurons ensuite Montpellier et Perpignan, nous devons gérer au mieux. Malgré quelques pépins dans le groupe, nous devons être prêts pour les premières échéances", explique Jacques Delmas.
L’absence de Peni comme ombre au tableauCertaines recrues vont découvrir ce derby contre Béziers en étant un joueur du Racing, tout autant qu’un premier match en France, comme le deuxième ligne Ruben Schoeman, le troisième ligne Chlayton Frans, ou encore l’arrière Lubabalo Dobela. Mais ces nouvelles têtes narbonnaises seront épaulés par des "gars d’expérience qui connaissent déjà bien Béziers" se voulait rassurant Jacques Delmas, parlant sûrement des Clément Bitz, Dan Jooste, Caleb Timu, Cameron Wright, Paul Belzons et compagnie. Sauf qu’à l’appel, il manque le centre Faletoi Peni, brillant contre Carcassonne la semaine dernière. Absent de l’entraînement ce lundi, le Néo-Zélandais est ménagé pour ne prendre aucun risque, le plus important étant dans trois semaines. "Nous avons encore eu des pépins ce lundi matin", évoquait, sans donner de noms, le manager audois.
Pour ce seul match amical du Racing, pas question d’encaisser une lourde défaite (35-13 l'an dernier, 26-14 il y a deux ans) même si elle ne compte pas pour la saison. Narbonne doit surtout engranger de la confiance, prendre de vrais repères collectifs et montrer toutes les promesses entrevues lors des six semaines de préparation. À trois semaines du coup d’envoi de la saison, le jeudi 27 août à Dax (19 h 30), Béziers apparaît comme un véritable test.