Onze jeunes Français ont été arrêtés en Thaïlande depuis le début de l’été pour possession de plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages. Détails.
Onze jeunes Français ont été arrêtés en Thaïlande depuis le début de l’été pour possession de plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages. Détails.
Onze jeunes Français sont détenus depuis le début de l’été en Thaïlande après avoir été arrêtés dans un aéroport avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages, a indiqué ce mardi 11 août à l’AFP une source policière, confirmant une information de RTL.
Selon les témoignages de proches de certains de ces jeunes recueillis par Libération, ils ont répondu sur le réseau social Snapchat à un "plan Thaïlande" : leur séjour dans ce pays d’Asie du sud-est était intégralement payé et en contrepartie, ils devaient rapporter dans une valise remise par une tierce personne des soi-disant téléphones portables.
La proposition émanait d’un gérant d’une société d’achat-vente de smartphones et, selon leurs proches, les Français ignoraient le contenu réel des valises, d’après Libération qui a recensé au moins cinq jeunes âgés de 18 à 26 ans arrêtés dans un aéroport en Thaïlande mais aussi à Hong Kong.
"La situation de nos compatriotes est suivie avec attention par les services compétents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris, qui sont en contact avec leurs familles", a précisé une source diplomatique à l’AFP.
Identifier les commanditaires et les réseaux potentielsL’AFP a recueilli le témoignage d’une femme, Amira (prénom modifié), dont le beau-frère Elias, un aide-déménageur de 20 ans vivant à Amiens (Somme), a été arrêté alors qu’il "devait repartir de Thaïlande le 14 juillet pour Hong Kong, puis Londres, puis Paris", avec un autre Français prénommé Ibrahim.
Dans leur "valise, cadenassée", dont ils "n’ont pas le code", ils ont découvert avec les douaniers "16,8 kg de cannabis". "Ils sont restés choqués, ils ne s’y attendaient pas du tout", affirme Amira.
Elias "a été contacté via Snapchat par une personne qui lui a envoyé des flyers + plan Thaïlande +" assurant que "c’est 100 % légal, encadré, que c’est pour des téléphones, que c’est une durée d’une semaine, qu’il y a une rémunération. Tout est frais payés, billets, hébergement sur place, relate-t-elle. Donc, il a pris la chose au sérieux".
"Il a été victime d’un + plan Thaïlande +. Il s’est fait avoir dans un piège", ajoute-t-elle.
"Nous avons des investigations en cours sur ce phénomène dont nous avons effectivement connaissance", a indiqué à l’AFP le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
"Notre objectif est d’identifier les commanditaires et les réseaux potentiels, de comprendre les modalités des passages : comment ces jeunes sont recrutés, pris en charge, s’il y a d’autres personnes qui interviennent", explique-t-on au Pnaco.