À plusieurs reprises depuis le début du mois de juillet en Lot-et-Garonne, les forces de l'ordre ont verbalisé des particuliers qui brûlaient des déchets sur leurs propriétés. Certaines de ces manœuvres ont nécessité...
À plusieurs reprises depuis le début du mois de juillet en Lot-et-Garonne, les forces de l'ordre ont verbalisé des particuliers qui brûlaient des déchets sur leurs propriétés. Certaines de ces manœuvres ont nécessité l'intervention des sapeurs-pompiers, dans une période en tension où les incendies se font nombreux et peuvent avoir de lourdes conséquences.
Températures anormalement élevées, sols arides et absence de pluies... Tous les facteurs ont été réunis pour donner naissance à des départs de feu, cette saison, en Lot-et-Garonne. Certains ne semblent pas prendre la mesure de ces risques, de nombreux citoyens ayant été verbalisés, voire convoqués devant la justice pour des brûlages de déchets verts ou d'objets, à l'air libre sur leurs propriétés. Cette pratique, pourtant interdite tout au long de l'année dans le département, "est à l’origine de nombreux départs de feu et peut favoriser la propagation rapide d’incendies, particulièrement dans un contexte de sécheresse et de risque accru de feux de végétation", soulignait la préfecture du Lot-et-Garonne sur son site Internet au milieu du mois de juillet, appelant les Lot-et-Garonnais à adopter les bons gestes pour éviter de nouveaux sinistres.
Ces comportements sont généralement punis d'une amende, infligée par les forces de l'ordre pour non-respect de l'arrêté en vigueur. Ils peuvent également déboucher sur l'ouverture d'une procédure pénale pour mise en danger de la vie d'autrui par moyen dangereux, lorsque le feu se propage et prend des proportions inenvisagées.
Les sapeurs-pompiers du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) ont parfois été sollicités pour maîtriser ces flammes d'origine volontaire, malgré un emploi du temps déjà chargé. Depuis le début de l'été, ils ont dû lutter contre des événements d'ampleur à l'image des feux de forêt survenus à Boussès et Réaup-Lisse, de l'incendie du bâtiment historique de la Manufacture des Tabacs à Tonneins ou encore d'un îlot d'immeubles de la rue Garonne d'Agen, sans compter sur de nombreux feux d'habitations et d'espaces naturels favorisés par les conditions météorologiques.
Plusieurs incendies volontaires maîtrisés par les pompiersDans l'Agenais, cette série d'imprudences a commencé du côté de Saint-Hilaire-de-Lusignan, où un habitant a décidé de se débarrasser de ses détritus en les incendiant dans son jardin. Dans sa destruction, cet amoncellement de pneus, de végétaux et de matières plastiques a inquiété le voisinage, qui a donné l'alerte aux sapeurs-pompiers. Une plainte a été déposée par la mairie contre ce Saint-Hilairien, qui s'est vu infliger une amende.
Plus tard à Foulayronnes, une procédure judiciaire pour incendie volontaire a été ouverte à l'égard d'un particulier. L'incendie qu'il a provoqué pour brûler ses déchets s'est propagé sur une large zone et a nécessité l'engagement des soldats du feu. Leur action a permis de limiter à 600 m² la surface brûlée, sur un espace de 3 hectares. Les gendarmes d'Agen-Nérac ont également dressé des verbalisations pour des écobuages, à Moncrabeau et Dondas.
Un habitant de la commune de Casseneuil, qui brûlait des pièces automobiles dans son jardin, sera prochainement convoqué devant la justice dans le cadre d'une audition libre, même si le feu ne s'est pas propagé. Toujours sous l'autorité de la compagnie de gendarmerie de Villeneuve-sur-Lot, un agriculteur a été verbalisé à Castillonnès, pour un brûlage de déchets verts. L'homme de la terre avait laissé son feu sans surveillance, qui s'est étendu et a brûlé environ 2 000 mètres carrés de chaumes. L'intervention des sapeurs-pompiers a permis d'éviter sa propagation à deux hangars de stockage de paille.
À Seyches dans le Marmandais, un septuagénaire, propriétaire d'un corps de ferme, a récemment été placé en garde à vue pour avoir incendié un tas de déchets. Le feu s'est propagé à de la végétation. Un incident pour lequel les sapeurs-pompiers du Sdis 47 ont dû intervenir afin de limiter sa progression à 4 m² de surface.