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RDC: «Les leaders politiques et militaires des FDLR sont pleinement impliqués dans le processus de démobilisation»

Дата публикации: 10-08-2026 05:25:59


En RDC, le gouvernement assure que les responsables politiques et militaires des FDLR ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet. Mais plusieurs questions restent ouvertes : le calendrier opérationnel n’est toujours pas validé, le nombre de combattants concernés reste inconnu et le sort de ceux qui refuseraient de rentrer au Rwanda doit encore être réglé. Kinshasa affirme avoir obtenu l’accord d’un pays africain pour accueillir certains d’entre eux, sans révéler lequel. Le ministre congolais de l’Intégration régionale Floribert Anzuluni est l’invité de RFI.


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En RDC, le gouvernement assure que les responsables politiques et militaires des FDLR ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet. Mais plusieurs questions restent ouvertes : le calendrier opérationnel n’est toujours pas validé, le nombre de combattants concernés reste inconnu et le sort de ceux qui refuseraient de rentrer au Rwanda doit encore être réglé. Kinshasa affirme avoir obtenu l’accord d’un pays africain pour accueillir certains d’entre eux, sans révéler lequel. Le ministre congolais de l’Intégration régionale Floribert Anzuluni est l’invité de RFI.

RFI : Vous pilotez depuis plusieurs mois ce dossier sensible des FDLR. On va parler de votre protocole, celui que le gouvernement congolais a signé avec justement ces mouvements. Quelle est la principale nouveauté de ce protocole par rapport aux nombreuses autres initiatives précédentes sur FDLR ?

Floribert Anzuluni : Ce protocole est un véritable tournant parce que dans ce protocole, à travers ce protocole, les FDLR s'engagent très clairement à participer à ce processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par la sensibilisation. Cela implique donc un processus qui se fait de manière volontaire. Aujourd'hui, les leaders politiques et militaires des FDLR sont pleinement impliqués dans ce processus de démobilisation eux-mêmes. Donc, au-delà des combattants, c'est un premier élément. Deuxième élément important, c'est que ce protocole est signé dans un contexte complètement nouveau. Il est signé dans un contexte où la RDC a signé un accord de paix, le 4 décembre dernier (2025), sous la facilitation américaine du président américain avec le Rwanda.

Mais sur le plan opérationnel, monsieur le ministre, ce protocole signé fin juillet porte la signature de Victor Byiringiro, qui est responsable politique de la branche FOKA. Le général Omega, commandant militaire de cette même branche, est présenté par les Nations Unies comme le chef suprême de l'ensemble des FDLR. A-t-il lui aussi signé ou adossé cette initiative ?

Je peux vous assurer que dans tout ce processus de sensibilisation, que ce soit la branche politique ou militaire, les deux branches ont clairement donné leur accord pour pouvoir valider les principes qui se trouvent dans cet accord. Celui qui a signé est simplement celui qui est en tout cas officiellement habilité à représenter l'ensemble du mouvement dans ce genre de processus.

À quelle échéance les opérations de démobilisation pourront-elles effectivement commencer ?

Nous avons une proposition de plan d'opérationnalisation qui existe. Nous avons une proposition de chronogramme qui existe et nous avons une proposition de budget qui existe. C'est pour ça que je ne peux pas rentrer dans ces détails. Vous pouvez le comprendre. Aujourd'hui, la validation de tous ces éléments est en cours et je peux vous assurer que très prochainement, nous reviendrons avec les détails.

Ce sera dans un mois, dans deux mois ...

Nous arriverons beaucoup plus rapidement que ça. Il y a une urgence. Nous voulons, comme je vous l'ai dit, nous sommes déterminés à mettre un terme à cette question des FDLR qui, pour nous, nous l'avons toujours dit, est une instrumentalisation.

Vous avez indiqué qu'un pays africain était prêt à accueillir les combattants qui refuseraient de rentrer au Rwanda. Quel est ce pays ?

Là également, des discussions sont en cours. Un pays a effectivement donné son accord. Nous sommes en discussion continue et très prochainement – un peu de patience – nous allons prochainement officialiser le nom de ce pays. Mais le pays existe bel et bien. Et là aussi vous devriez noter l'alternative que nous avons trouvée au cas où le retour ne serait pas possible. Nous avons trouvé comme alternativ la relocalisation pour ne pas que cette question continue à être instrumentalisée. Donc ces FDLR qui vont être démobilisés. Ceux qui seront confortables pour un retour rentreront au Rwanda. Ceux qui ne le seront pas auront alors l'opportunité de pouvoir être relocalisés dans un ou plusieurs pays. Pour l'instant, je n'en dis pas plus.

Mais comment avancer dans ce processus quand même les estimations du nombre de combattants FDLR varient fortement selon les sources, entre environ 3 000 et plus de 20 000 ? Quel chiffre votre gouvernement retient-il aujourd'hui pour planifier le cantonnement et la démobilisation ?

Ce cadre que nous mettons en place va permettre à tous les combattants de pouvoir y participer. Maintenant qu'il y en ait... Aujourd'hui, nous, nous pourrons dire qu'il y en a 500. Les Rwandais pourront dire 10 000, d'autres 5 000. Le plus important aujourd'hui, c'est que ce processus puisse permettre à tous ces combattants qui vont, vous l'avez dit, être identifiés. Ça aussi, ça fait partie des étapes. Nous avons des idées de localisation. Il va falloir maintenant déterminer le nombre exact au-delà, on va dire, des éléments que chaque partie prenante détient. Et à partir de ce moment-là, ils seront démobilisés.

À lire aussiRDC: après l'accord avec une branche des FDLR, des questions en suspens

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Классификация: Международные. Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 10. Тональность: 0. Информативность: 6.05. Источник: www.rfi.fr.