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Nouveau tour de vis dans la politique anti-immigration des États-Unis

Дата публикации: 29-07-2026 16:06:06

Les États-Unis durcissent encore un peu plus leur politique migratoire. Après les arrestations devant les tribunaux où des migrants se rendaient pour répondre à une convocation pour étudier leur dossier, place désormais aux interpellations dans les aéroports. Plusieurs médias américains révèlent cette nouvelle manière de procéder de l'ICE, la police anti-immigration, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. On savait que l'ICE intervenait dans les aéroports du pays, depuis quelques mois, pour arrêter des étrangers sous le coup d'une mesure d'expulsion. La nouveauté, c'est que la police anti-immigration interpelle désormais des gens dont le visa a expiré, mais qui ne sont pas sous le coup d'une obligation de quitter les États-Unis, y compris des personnes dont la procédure de renouvellement du visa est à l'étude. L'administration Trump fait également pression sur les étrangers en leur infligeant des amendes : 998 dollars par jour passé aux États-Unis sans papiers. C'est autorisé par la loi depuis 1996. Mais avant Donald Trump, jamais aucun président des États-Unis n'avait utilisé cette arme. Impossible de savoir combien de personnes ont préféré rentrer dans leur pays d'origine, faute de pouvoir payer. Enfin, Washington a annoncé hier (mardi 28 juillet 2026) une réforme de la procédure de demande d'asile qui est entrée en vigueur immédiatement. Désormais, les dossiers de certains demandeurs d'asile seront directement traités par un juge, parfois même sans les entendre. Auparavant, tous les demandeurs d'asile avaient un premier rendez-vous avec un agent des services de l'immigration, dans un bureau. Ce n'est qu'en cas de rejet de leur dossier qu'ils voyaient un juge qui pouvait ordonner leur renvoi des États-Unis. Présenté comme une simplification de la procédure, ce changement devrait surtout permettre d'accélérer l'expulsion de centaines de milliers de demandeurs d'asile.   Le difficile labeur des agriculteurs haïtiens Plus de la moitié de la population haïtienne se trouve en insécurité alimentaire aiguë, selon la FAO. Alors que près de la moitié des produits alimentaires consommés dans le pays sont importés et souvent trop chers, l'agriculture locale peine à se développer : elle emploie près de 60% de la population, mais ne représente que 20% du PIB d'Haïti. Elle est frappée durement par le changement climatique. Louise Jouveshomme a pu s'entretenir avec des agriculteurs qui lui ont raconté devoir faire face à des sécheresses et des inondations de plus en plus fréquentes. Ils dénoncent également le manque de soutien des pouvoirs publics. Un abandon qui remonte aux années 80 lorsque les grandes institutions monétaires, comme le FMI ou la Banque mondiale, conditionnent leur soutien économique à l'ouverture d'Haïti au commerce mondial. Pour tenter d'enrayer cette crise, il existe des initiatives locales comme celles lancées par le MPP, le Mouvement paysan papaye, basées sur l'entraide entre paysans et le respect de l'environnement. À écouter aussiLe programme alimentaire mondial au secours des agriculteurs haïtiens Recrudescence de la dengue au Honduras Près de la moitié de la population mondiale, soit environ 4 milliards de personnes, vit dans des zones où il existe un risque de transmission de la dengue, selon l’OMS. En Amérique centrale, depuis début juillet 2026, la région est sur ses gardes. Avec le retour de la saison des pluies, les moustiques vecteurs du virus prolifèrent à nouveau. Deux pays sont aujourd’hui fortement touchés dans la région : le Panama et le Honduras où cinq personnes sont mortes ces dernières semaines, dont deux enfants. La capitale, Tegucigalpa, concentre la majorité des cas. Sur place les autorités sont à pied d'œuvre pour tenter de limiter la propagation du virus. Reportage de Marie Griffon. À lire aussiDengue, Zika, chikungunya: les moustiques invasifs coûtent des milliards, la prévention reste à la traîne Le journal de la 1ère L’île de Montserrat et la Martinique veulent renforcer leur coopération en matière de santé.

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Les États-Unis durcissent encore un peu plus leur politique migratoire. Après les arrestations devant les tribunaux où des migrants se rendaient pour répondre à une convocation pour étudier leur dossier, place désormais aux interpellations dans les aéroports. Plusieurs médias américains révèlent cette nouvelle manière de procéder de l'ICE, la police anti-immigration, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI.

On savait que l'ICE intervenait dans les aéroports du pays, depuis quelques mois, pour arrêter des étrangers sous le coup d'une mesure d'expulsion. La nouveauté, c'est que la police anti-immigration interpelle désormais des gens dont le visa a expiré, mais qui ne sont pas sous le coup d'une obligation de quitter les États-Unis, y compris des personnes dont la procédure de renouvellement du visa est à l'étude.

L'administration Trump fait également pression sur les étrangers en leur infligeant des amendes : 998 dollars par jour passé aux États-Unis sans papiers. C'est autorisé par la loi depuis 1996. Mais avant Donald Trump, jamais aucun président des États-Unis n'avait utilisé cette arme. Impossible de savoir combien de personnes ont préféré rentrer dans leur pays d'origine, faute de pouvoir payer.

Enfin, Washington a annoncé hier (mardi 28 juillet 2026) une réforme de la procédure de demande d'asile qui est entrée en vigueur immédiatement. Désormais, les dossiers de certains demandeurs d'asile seront directement traités par un juge, parfois même sans les entendre. Auparavant, tous les demandeurs d'asile avaient un premier rendez-vous avec un agent des services de l'immigration, dans un bureau. Ce n'est qu'en cas de rejet de leur dossier qu'ils voyaient un juge qui pouvait ordonner leur renvoi des États-Unis. Présenté comme une simplification de la procédure, ce changement devrait surtout permettre d'accélérer l'expulsion de centaines de milliers de demandeurs d'asile.

Le difficile labeur des agriculteurs haïtiens

Plus de la moitié de la population haïtienne se trouve en insécurité alimentaire aiguë, selon la FAO. Alors que près de la moitié des produits alimentaires consommés dans le pays sont importés et souvent trop chers, l'agriculture locale peine à se développer : elle emploie près de 60% de la population, mais ne représente que 20% du PIB d'Haïti. Elle est frappée durement par le changement climatique.

Louise Jouveshomme a pu s'entretenir avec des agriculteurs qui lui ont raconté devoir faire face à des sécheresses et des inondations de plus en plus fréquentes. Ils dénoncent également le manque de soutien des pouvoirs publics. Un abandon qui remonte aux années 80 lorsque les grandes institutions monétaires, comme le FMI ou la Banque mondiale, conditionnent leur soutien économique à l'ouverture d'Haïti au commerce mondial. Pour tenter d'enrayer cette crise, il existe des initiatives locales comme celles lancées par le MPP, le Mouvement paysan papaye, basées sur l'entraide entre paysans et le respect de l'environnement.

À écouter aussiLe programme alimentaire mondial au secours des agriculteurs haïtiens

Recrudescence de la dengue au Honduras

Près de la moitié de la population mondiale, soit environ 4 milliards de personnes, vit dans des zones où il existe un risque de transmission de la dengue, selon l’OMS. En Amérique centrale, depuis début juillet 2026, la région est sur ses gardes. Avec le retour de la saison des pluies, les moustiques vecteurs du virus prolifèrent à nouveau. Deux pays sont aujourd’hui fortement touchés dans la région : le Panama et le Honduras où cinq personnes sont mortes ces dernières semaines, dont deux enfants. La capitale, Tegucigalpa, concentre la majorité des cas. Sur place les autorités sont à pied d'œuvre pour tenter de limiter la propagation du virus. Reportage de Marie Griffon.

À lire aussiDengue, Zika, chikungunya: les moustiques invasifs coûtent des milliards, la prévention reste à la traîne

Le journal de la 1ère

L’île de Montserrat et la Martinique veulent renforcer leur coopération en matière de santé.

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