La ministre de la Culture a annoncé l’envoi de deux circulaires visant à renforcer l’application des sanctions contre les perturbateurs de concerts.
La ministre de la Culture a annoncé l’envoi de deux circulaires visant à renforcer l’application des sanctions contre les perturbateurs de concerts.

LUDOVIC MARIN / AFP
La ministre de la Culture Catherine Pégard a demandé à renforcer l’application des sanctions contre les perturbateurs du spectacle vivant après l’interruption violente d’un concert de la DJ Barbara Butch.
« Ceux qui empêchent un concert de se tenir peuvent s’attendre à des sanctions. » Après l’interruption du concert de la DJ Barbara Butch à Grenoble mi-juillet, la ministre de la Culture Catherine Pégard a demandé à renforcer l’application des sanctions contre les perturbateurs du spectacle vivant.
« Le délit d’entrave à un spectacle existe », a rappelé, dans une interview au Parisien, la ministre de la Culture ce vendredi 31 juillet. « Deux circulaires, adressées aux préfets et aux magistrats du parquet, renforcent les dispositions et réaffirment l’état de droit comme rempart contre toutes les censures », a-t-elle ensuite annoncé.
Déjà mentionnées dans un plan publié en avril par le ministère, les deux circulaires sont en cours de préparation (et seront in fine co-signées), l’une par le ministre de l’Intérieur, l’autre par le ministre de la Justice, a précisé le cabinet de la ministre à l’AFP.
« On change d’intensité et de registre »Pour Catherine Pégard, l’interruption du concert de Barbara Butch traduit « une banalisation inquiétante de la violence et un enjeu pour la démocratie. Celle de la liberté de création et d’expression ». « Ce sont des jets de projectiles (sic), d’une rare violence, et pas seulement de l’invective. On ne pouvait qu’être choqué ! », a réagi la ministre, toujours auprès du Parisien.
S’il « est de tradition d’exprimer ce que l’on pense » au théâtre ou dans les concerts, « on change d’intensité et de registre », a encore estimé la ministre de la Culture, évoquant aussi l’annulation d’un concert du chanteur Amir à Marseille après des appels au boycott. « On empêche les artistes de s’exprimer et c’est inacceptable », a-t-elle jugé.
La ministre de la Culture a également évoqué son intention de renforcer la loi de 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP) face à la déprogrammation par le maire RN de Castres de la pièce de théâtre Passeport d’Alexis Michalik dans la ville. « S’il n’y a pas de violence, il y a pourtant censure », a affirmé Catherine Pégard.