Le dôme José-Nicolaï du Narbonne Handball s’est effondré après un acte de malveillance. Suite aux différentes expertises, la structure ne peut pas être réparée, obligeant la Ville à réfléchir à une solution d'urgence.
Le dôme José-Nicolaï du Narbonne Handball s’est effondré après un acte de malveillance. Suite aux différentes expertises, la structure ne peut pas être réparée, obligeant la Ville à réfléchir à une solution d'urgence.
Le 28 mars dernier, le club du Narbonne Handball s’est réveillé avec une sérieuse migraine. Son outil de travail, terrain d’entraînement comme de match, venait d’être victime d’un acte de malveillance. Les câbles d’alimentation des deux souffleries avaient en effet été sectionnés par, semble-t-il, deux individus. Résultat : le dôme José-Nicolaï, inauguré le 21 novembre 2015, s’est totalement dégonflé.
L’image, impressionnante, a suscité beaucoup d’émotion dans les rangs du club narbonnais. Cette structure de 33 mètres sur 46, haute de 11 mètres et dotée de 380 places assises, ne ressemblait plus qu’à un ballon crevé. Les conséquences de cette dégradation volontaire sont considérables. Sous l’effet du vent, la structure, en s’affaissant, s’est fortement abîmée. Les luminaires, tombés au sol, ont aggravé les dégâts en déchirant le dôme à de multiples endroits.
Une réparation de la structure impossibleDepuis l’effondrement du dôme, le Narbonne Handball a dû se retrousser les manches pour trouver des créneaux d’entraînement et des salles de match pour l’ensemble de ses équipes. La solidarité des clubs narbonnais a fait le reste : les clubs de basket ou encore de tambourin ont notamment libéré certaines plages horaires afin de permettre aux handballeurs de poursuivre leurs activités. Le nouvel adjoint aux sports de la Ville de Narbonne, Sadek Boudiaf, indiquait ainsi qu’une solution avait pu être trouvée pour "80% des équipes". Des alternatives ont également été mises en place dans les villages alentours, comme à Fabrezan, terre de handball, qui accueille déjà une équipe jeune du club. Mais cette réorganisation permanente demande une véritable gymnastique logistique.
Si la fin de saison approche, il est désormais nécessaire de penser à l’avenir. Car le dôme José-Nicolaï n’est pas réparable. "Il avait été envisagé, dans un premier temps, de thermocoller la structure. Mais après une analyse plus approfondie, la toile est tellement déchirée qu’une réparation ne constitue plus une solution viable", explique-t-on. L’heure est donc à l’urgence. Du côté de la mairie, plusieurs pistes sont étudiées afin de trouver une solution pérenne, en attendant la rénovation du gymnase du Soleil et la création d’un futur grand complexe sportif, prévues dans le programme de Bertrand Malquier. En attendant, la solution pourrait-elle être la création d'un nouveau Dôme pour remplacer l'ancien ? Affaire à suivre.