Un cas autochtone d’infection à virus West Nile a été identifié dans les Pyrénées-Orientales, selon le dernier bilan de la surveillance des arboviroses de Santé publique France (SPF) datant de ce jeudi 16 juillet.
Un cas autochtone d’infection à virus West Nile a été identifié dans les Pyrénées-Orientales, selon le dernier bilan de la surveillance des arboviroses de Santé publique France (SPF) datant de ce jeudi 16 juillet.
C’est une première. Un cas autochtone d’infection à virus West Nile (ou virus du Nil Occidental) a été identifié dans les Pyrénées-Orientales, selon le dernier bilan de la surveillance des arboviroses de Santé publique France (SPF). Il s’agit de la première détection de la circulation du virus transmis par des moustiques chez l’homme en France, en 2026.
Dans son bulletin, SPF rappelle que le West Nile, virus des oiseaux qui peut aussi infecter l’homme et le cheval, peut provoquer des atteintes neurologiques chez l’homme. Dans le détail, SPF indique que chez 20 % des personnes infectées, un syndrome pseudo-grippal (fièvre d’apparition brutale, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires) se développe et peut être associé à une éruption cutanée. Les formes graves de la maladie, surviennent chez moins d’une personne infectée sur 100, majoritairement des adultes et en particulier des personnes âgées. Il s’agit de formes neuro-invasives se manifestant par une méningite, une méningo-encéphalite, une paralysie flasque ou un syndrome de Guillain Barré. La période d’incubation dure classiquement de deux à six jours mais peut-être de deux à quatorze jours.
Moins d’un cas grave sur 100Pour rappel, le West Nile a été isolé pour la première fois en 1937 dans le district de West Nile en Ouganda, d’où son nom. Il a historiquement été responsable d’épidémies en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie occidentale et en Europe. Il est apparu en Amérique du Nord pour la première fois en 1999 et il a diffusé en quelques années à tout le territoire. En France métropolitaine, il est régulièrement détecté sur le pourtour méditerranéen.
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La prévention de l’infection à virus West Nile repose sur les mesures de protection contre les moustiques, à la fois "individuelles" (vêtements couvrants, répulsifs, serpentins, diffuseurs électriques, moustiquaires) et "collectives" (lutte contre les gîtes larvaires et selon la situation entomologique, éventuelles mesures contre les moustiques adultes), avance encore l’organisme de veille sanitaire.
L’an dernier était une année record puisque SPF avait identifié 60 cas de West Nile en France. Au mois de mai dernier, Marie Bâville, cheffe du centre de crises sanitaires de la Direction générale de la santé, et le Dr Harold Noël, directeur adjoint de la direction des maladies infectieuses de Santé publique France le rappelaient : 2025 a été une année record, "exceptionnelle en France métropolitaine", sur le front des maladies transmises par les moustiques, tigres ou aedes albopictus (vecteurs de la dengue, du chikungunya, Zika) et… culex, le moustique commun (vecteur de West-Nile).