Les violents incendies qui frappent le bassin d'Arcachon rappellent qu'avant les flammes, ce coin de Gironde attirait aussi de nombreuses personnalités en quête de vacances paisibles.... Et ce n'est Nicolas Sarkozy qui dira le contraire !
Le bassin d'Arcachon traverse de nouvelles heures sous haute tension. Depuis le week-end, d'importants incendies mobilisent des centaines de pompiers entre Bordeaux et Lège-Cap-Ferret. Sur cet axe stratégique, les soldats du feu luttent sans relâche pour empêcher les flammes de gagner du terrain. Ce décor aujourd'hui marqué par les pins calcinés contraste avec l'image de station balnéaire prisée qui attire chaque été des milliers de vacanciers. Parmi eux, Nicolas Sarkozy avait lui aussi choisi ce coin de Gironde pour passer quelques jours en famille.
Le bassin d'Arcachon face à un nouveau combat contre les flammesDepuis plusieurs jours, les regards sont tournés vers la route reliant Bordeaux au bassin d'Arcachon. Après une nuit particulièrement éprouvante, la deux fois deux voies s'est réveillée bordée d'arbres noircis. Si le feu a déjà traversé certains secteurs, les pompiers restent extrêmement vigilants. Les reprises demeurent possibles et chaque progression des flammes est surveillée avec précision.
À hauteur de Blagon, une cinquantaine de soldats du feu occupent un point jugé stratégique. Leur mission consiste à stopper l'avancée du brasier avant qu'il ne rejoigne un massif encore préservé. "On donne rendez-vous au feu. On l'attend, il va sortir tout droit", explique le commandant Matthieu Jomain. Les camions forment une véritable ligne de défense tandis que les lances sont déjà déployées. L'objectif reste d'accompagner le feu vers une zone où il pourra être maîtrisé plus facilement.
Une destination de vacances très appréciée des personnalitésBien avant d'être associée aux images de fumée et de pins carbonisés, cette partie de la Gironde incarnait surtout un véritable havre de paix. Chaque été, familles, célébrités et responsables politiques y posaient leurs valises pour profiter des plages, des forêts et du bassin. Nicolas Sarkozy faisait partie des fidèles de cette destination qu'il affectionnait particulièrement lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.
À l'été 2003, il passait quelques jours de repos en famille à Arcachon. Malgré cette parenthèse estivale, il n'avait pas totalement décroché de ses fonctions. Fidèle à son rythme soutenu, il avait même décidé de consacrer une journée entière à une visite officielle auprès des policiers et des gendarmes présents sur le bassin. Vêtu d'une veste en lin et d'une chemisette sans cravate, il avait enchaîné les déplacements à un rythme particulièrement soutenu.
Des vacances interrompuesCe séjour n'avait finalement rien d'un repos complet. Nicolas Sarkozy avait d'abord partagé un petit-déjeuner avec les représentants des syndicats départementaux de police. Il avait ensuite embarqué à bord d'une vedette de la gendarmerie afin de rejoindre Lège-Cap-Ferret. Sur place, il découvrait un poste saisonnier pilote réunissant police municipale et gendarmerie nationale. "C'est le symbole de l'union de toutes les forces de l'ordre", déclarait-il, saluant une "initiative appelée à se développer ailleurs".
La journée s'était poursuivie au camping de la gendarmerie nationale installé près de la plage du Grand Crohot. Accueilli par de nombreux vacanciers, le ministre s'était offert un bain de foule avant de distribuer plusieurs autographes. Devant les militaires et leurs familles, le compagnon de Carla Bruni avait affiché sa détermination. "Les Français attendent de nous que nous arrêtions les délinquants, que nous assurions leur sécurité", lançait-il. Puis il ajoutait : "Nous devons aller plus loin, plus fort, plus vite."
À propos de l’auteur
Ses derniers articles