Les manifestations émaillées de violence en Angleterre et en Irlande du Nord début juin ont offert un nouveau terrain de mobilisation à Tommy Robinson, Rupert Lowe et à une extrême droite de plus en plus radicalisée au Royaume-Uni.
Des voitures et maisons incendiées dans les rues de Belfast, en Irlande du Nord, le 12 juin 2026, après les émeutes. CONOR MCCAUGHLEY/ANADOLU VIA AFP
La prédiction d’Elon Musk pourrait-elle se réaliser ? A l’été 2024, lors des émeutes qui avaient suivi le drame de Southport (nord-ouest de l’Angleterre), après l’assassinat au couteau de trois fillettes attribué à tort à un « demandeur d’asile », l’homme le plus riche du monde avait déclaré sur son réseau X qu’une « guerre civile [était] inévitable » dans les rues du Royaume-Uni. L’auteur des meutres, un adolescent britannique d’origine rwandaise, n’était ni demandeur d’asile ni musulman et souffrait de troubles psychiques. Cela n’avait pas empêché la fachosphère d’outre-Manche et ses relais internationaux de s’en prendre aux centres d’hébergement de réfugiés et aux mosquées, pris pour cibles en quelques heures.
Cette fois encore, c’est le même spectre d’une guerre civile qui a inondé les flux des chaînes Telegram de toutes les factions ultranationalistes de l’autre côté du Channel, après de nouveaux embrasements, à Southampton le 2 juin puis à Belfast le 9 juin. A l’origine, dans les deux cas, un fait dive…

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