Sous contrôle judiciaire, il lui était interdit de paraître dans un quartier de Perpignan.
Sous contrôle judiciaire, il lui était interdit de paraître dans un quartier de Perpignan.
Abdelmalik est assigné à résidence dans l’attente d’un laissez-passer consulaire qui permettra son renvoi en Algérie. Ce 11 mai, il était condamné à une peine avec sursis probatoire pour détention de cocaïne. Parmi ses devoirs : l’interdiction de se retourner sur le point de deal des HLM Saint-Mathieu. Or ce jeudi 21 mai, la police municipale de Perpignan l’aperçoit au coin d’une rue donnant sur la rue Foch. À la "frontière" de Saint-Mathieu. Il est interpellé et renvoyé devant le tribunal pour non-respect de l’arrêté d’interdiction qui lui est fait.
"Mais j’ai été contrôlé par la bac juste avant, ils ne m’ont rien dit", traduit son interprète.
"Vous êtes aussi assigné à résidence", rappelle le président.
"Je venais simplement acheter un sandwich, je ne savais pas que la rue Foch était à Saint-Mathieu".
"Vous étiez de l’autre côté à l’angle, c’est-à-dire dans le quartier".
"Je ne comprends pas ce que je fais là. Le point de deal est à 100 mètres de là".
"Puisqu’il est assigné à résidence en attendant que la mesure de reconduite puisse être exécutée, on peut le condamner à une peine aménageable", conclut le procureur.
Il requiert 4 mois, que le juge peut aménager en port de bracelet électronique par exemple.
En défense, Me Traiai ne l’entend pas de cette oreille : "Ce qui est visé par l’arrêté, c’est le point de deal des HLM Saint-Mathieu. Lui était rue Foch, il ne se trouvait donc pas dans le périmètre déterminé par l’arrêté préfectoral. L’infraction n’est par conséquent pas caractérisée et vous devez le relaxer".
Le tribunal doit en convenir. L’homme st libéré sur-le-champ.