À l’affiche du Bacchus Festival, au château de Valmy à Argelès-sur-Mer, le groupe Skip The Use renouera avec les Pyrénées-Orientales le samedi 6 juin prochain aux côtés de Kyo et Suzane. Entre reprise de tournée,...
À l’affiche du Bacchus Festival, au château de Valmy à Argelès-sur-Mer, le groupe Skip The Use renouera avec les Pyrénées-Orientales le samedi 6 juin prochain aux côtés de Kyo et Suzane. Entre reprise de tournée, nouvel album et souvenirs catalans, le chanteur Mat Bastard évoque le retour du groupe sur scène.
Vous avez repris la tournée il y a quelques jours seulement. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
On est ravis d’avoir remis ça. On s’est vraiment bien marrés sur le premier festival. C’était une reprise, donc forcément il y avait des choses à ajuster, mais c’était une très bonne première date. On était super contents de retrouver le public.
Ça vous avait manqué, après plusieurs années sans tournée ?
Oui, clairement. Notre dernière tournée remontait à 2022. Ça a été difficile de s’arrêter, mais c’était nécessaire. Pour écrire un disque avec précision, il faut vivre des choses. Et quand tu es constamment en tournée, tu n’es plus vraiment dans la “vraie vie”. On avait besoin de prendre le temps, de se concentrer sur ce nouvel album, de se tromper aussi.
Au fil des années, vous avez fait de nombreux concerts dans les Pyrénées-Orientales. Vous gardez des souvenirs particuliers de vos passages ici ?
Oui, surtout des Déferlantes quand le festival se déroulait au château de Valmy. Le lieu est incroyable. Je me souviens qu’on avait remplacé Motörhead une année. Après, je mélange un peu toutes les éditions… Mais j’ai toujours gardé un très bon souvenir de ce festival.
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Les Pyrénées-Orientales, c’est un département que vous connaissez en dehors des concerts ?
Pas vraiment. Moi, j’y suis surtout venu pour jouer. Ma femme, elle, connaît très bien le coin, elle y a passé beaucoup de temps plus jeune. Du coup, ça me rappelle aussi des souvenirs personnels. Mais sinon, j’étais plutôt habitué au sud-ouest.
Nous, le but, c’est que même dans un festival, les gens aient l’impression qu’on joue uniquement pour eux
Vous préférez les festivals ou les concerts en salle ?
Franchement, les deux ont leur intérêt. Les festivals permettent de découvrir un nouveau public. Les gens ne viennent pas forcément pour toi, donc il y a quelque chose à conquérir. Les salles, c’est différent, c’est plus intime. Les deux sont complémentaires.
La façon de jouer change selon le format ?
Pas vraiment. Nous, le but, c’est que même dans un festival, les gens aient l’impression qu’on joue uniquement pour eux. Comme dans une petite salle.
À quoi faut-il s’attendre pour votre concert au festival Bacchus ?
On a un conducteur, évidemment, mais on fait du vrai live. On adapte beaucoup selon le public qu’on a en face de nous. Ce que je peux dire, c’est que les gens vont participer. Ce sera un moment d’échange et de liberté.
Votre nouvel album “Love & Anxiety” est sorti en avril. Comment est-il né ?
C’est un disque qu’on a mis plus de deux ans à finaliser. On l’a produit et réalisé tous les quatre. On s’est rendu compte que cette balance entre l’amour et l’angoisse résumait beaucoup de rapports humains aujourd’hui. On a construit l’album autour de cette idée.
Musicalement, vous avez aussi exploré de nouvelles choses ?
Oui. On a notamment fait un feat avec Shayne, le gagnant de "Nouvelle École" (un télécrochet dédié au rap, NDLR), ce qu’on n’avait jamais fait avant. Ça ouvre de nouvelles perspectives.
Près de vingt ans après la création du groupe, qu’est-ce qui a changé ?
Plein de choses. Comme dans la vie. On a plus d’expérience, plus de savoir-faire, on a fait des erreurs, des réussites aussi… On apprend en permanence.
Et Skip The Use, c’est encore parti pour vingt ans ?
Ça, je ne peux pas le dire. Ça dépend de plein de choses, de nos envies surtout. Mais tant que le monde aura besoin du rock’n’roll, on sera là pour en faire.